Contre la propagation du Covid-19 : Le long du Fleuve Mono surveillé

Dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19, des postes de surveillance ont été installés au niveau de plusieurs frontières terrestres du Bénin. Pour éviter le passage des clandestins par voie fluviale, les patrouilles policières ont été renforcées le jeudi 26 mars dernier  le long du fleuve Mono, formant une frontière naturelle avec le Togo, rapporte la presse béninoise.

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Le long de la lagune de Grand Popo jusqu’au fleuve Mono est sous surveillance des forces de sécurité. Une unité spéciale de surveillance des frontières avec les agents de la police républicaine en poste aux commissariats de Grand-Popo, d’Agoué, d’Hillacondji veillent à ce qu’il n’y ait aucune entrée ni sortie, indique-t-on.

A la suite de la fermeture des frontières terrestres par le Togo, pointe la presse béninoise, plusieurs voyageurs ont opté pour le transport fluvial. Un citoyen béninois a été abattu au cours de la semaine dernière par un militaire togolais en tentant de rejoindre l’autre rive du côté du Bénin. Deux Togolaises allant à Lomé par cette voie fluviale ont également trouvé la mort par noyade.

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Par ailleurs, les piroguiers de Togomey à Hillacondji ont été sensibilisés sur les dangers du transport fluvial.

 D’après le confrère de l’Agence Bénin Presse (ABP), le commissaire de Hillacondji, le capitaine Teffa Sambieni, a sensibilisé samedi les piroguiers qui aident les voyageurs à se rendre à Lomé ou au Bénin par les voies de contournement fluviales à Togomey, dans l’arrondissement de Hillacondji, sur les risques auxquels ils s’exposent. Malgré le renforcement des patrouilles policières au niveau de la lagune de Grand-Popo, longue de 20 kilomètres, certains voyageurs continuent de rallier le Bénin ou le Togo par les cours d’eau qui servent de frontières naturelles entre les deux Etats.

C’est fort de ce constat que le commissariat de Hillacondji a organisé, au profit des piroguiers de Togomey, cette séance de sensibilisation afin de leur expliquer les risques qu’ils encourent et ceux auxquels ils exposent ces voyageurs clandestins, malgré la fermeture des frontières togolaises depuis une semaine, pointe l’ABP.

 Selon le commissaire, les piroguiers ont salué la démarche de la Police républicaine et ont promis collaborer pour dénoncer les auteurs et complices de ces actes d’incivisme.

Pour rappel, le Togo, dans ses mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus sur son territoire, a fermé depuis le samedi 21 mars ses frontières terrestres.

Une fermeture qui a donné de l’ampleur au trafic fluvial par les cours d’eau reliant les deux pays voisins. Le confrère rappelle également que mardi dernier, trois voyageurs clandestins dont un Béninois et deux Togolaises ont trouvé la mort dans ces cours d’eau.

Avec la presse béninoise

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