60 millions de F CFA, c’est le coût total pour l’exécution de cette phase pilote du plan d’actions environnementales du Port autonome de Lomé pour 2023. Elle a été dévoilée par le directeur général du Port autonome de Lomé(PAL), le Contre-amiral Adégno Fogan.
Selon lui, la question de l’environnement est devenue une affaire de tous car elle concerne aussi bien la mer, la terre que l’air. « C’est pour répondre aux exigences de la mise en place d’un système de management environnemental, qui prend en compte les préoccupations liées aux performances environnementales dans leur ensemble, y compris celles réalisées par l’Etat sur la protection côtière et marine, que l’élaboration ce plan a été initiée », a dit Fogan Adégnon.
A la direction du Port de Lomé, on indique que l’élaboration de ce plan d’action environnementale est une initiative du conseil environnement qui accompagne le PAL depuis novembre 2022 sur les questions environnementales. Le plan vise donc à doter le port d’un tableau de bord de ses interventions à caractère environnemental et social pour l’année 2023. Il est constitué d’actions répertoriées, discutées et validées par l’ensemble des départements du PAL ; et d’un plan de communication environnementale.
Il comporte deux programmes, un opérationnel, et un de communication et de suivi évaluation. Le programme des opérations a trois objectifs. Il s’agit d’assurer la salubrité du domaine public portuaire et des navires ; de gérer durablement les pollutions et les nuisances ; et d’assurer la sécurité et la santé des travailleurs.
Le deuxième programme a également trois objectifs. Il s’agit de renforcer les capacités du personnel et clients du PAL dans la prise en compte de la dimension environnementale ; sensibiliser les utilisateurs et les usagers du PAL sur les questions environnementales ; et assurer le suivi évaluation de la mise en œuvre des actions planifiées. Le programme des opérations aura à accomplir 10 actions déclinées en 24 tâches. Celui de communication entend organiser 14 actions pour 17 tâches sur une période de 12 mois.
On explique que le processus de planification participative de l’action environnementale et sociale du PAL tire sa justification des enjeux significatifs. Il s’agit de réduire l’impact environnemental lié à l’exploitation des services portuaires ; prévenir les situations environnements d’urgence ; et participer au mieux à l’effort de décarbonation du PAL.
Sur ce dernier sujet, le ministre de l’économie maritime avait incité les acteurs à y investir car la décarbonation dans le milieu maritime sera l’une des priorités mondiales dans les prochaines années. Elle est déjà d’ailleurs une préoccupation discutée au niveau des instances internationales de régulation de l’environnement.
L’UNION





