3,1 milliards de personnes dans le monde dépendent de la terre pour leur subsistance, principalement en tant qu’agriculteurs.
Quatre-vingt pour cent (80%) de la nourriture consommée dans le monde est produite par des exploitants familiaux.
Malgré le rôle essentiel qu’ils jouent, les agriculteurs et les pasteurs sont de plus en plus menacés en raison des pressions croissantes exercées sur leurs terres et leurs ressources naturelles.
Dans les pays du Sud, les accaparements de terres conduisent à la dépossession et aux déplacements forcés, et menace directement la sécurité alimentaire des populations.
Cette tendance s’est intensifiée avec les crises alimentaire et financière de 2008, lorsque la forte volatilité des prix des aliments a suscité un regain d’intérêt pour l’agriculture et les acquisitions de terres.
En 2009, moins d’un an après la flambée des prix des produits alimentaires, 56 millions d’hectares de terres agricoles avaient été acquises pour des projets agroindustriels, dont plus de 70% en Afrique.
En 2016, environ 42,4 millions d’hectares de terres étaient sous contrat.
Il faut préciser que la Banque mondiale a joué un rôle central dans la promotion de ces transactions foncières. Pendant des années, à travers différents mécanismes, notamment l’assistance technique et les services de conseil aux gouvernements, la conditionnalité de l’aide et le classement Doing Business, la Banque a encouragé les réformes réglementaires visant à attirer les investissements privés étrangers pour la croissance économique et le développement.
Edem Kolani





