La commune du Golfe 1 veut renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de sa population. Dans cette perspective, un cadre de concertation sur les systèmes alimentaires a été lancé ce mercredi 2 septembre 2026 au Centre communautaire d’Adakpamé, à Lomé.
Soutenue par l’ONG Organisation pour l’alimentation et le développement local (OADEL), cette initiative constitue une étape importante dans la volonté de la commune de construire un système alimentaire local inclusif, résilient, durable et créateur d’emplois, tout en améliorant l’accès des populations à une alimentation saine et abordable.
Le nouveau cadre réunit les différents acteurs intervenant dans le système alimentaire local, notamment les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les consommateurs, les collectivités territoriales et les experts. Leur objectif est de réfléchir ensemble aux défis alimentaires de la commune et de co-construire des solutions adaptées aux réalités du territoire.
Concrètement, il s’agira d’identifier les pratiques existantes, les ressources disponibles ainsi que les principales difficultés qui affectent le système alimentaire local.
Ces éléments serviront de base à l’élaboration du Plan alimentaire territorialisé (PAT), qui devra définir les actions à mener pour améliorer le système alimentaire local et être, à terme, intégré au plan de développement de la commune.
« Le but de ce cadre, c’est de pouvoir réfléchir ensemble sur l’alimentation locale et saine de la commune du Golfe 1. Ces réflexions vont aboutir à ce qu’on appelle un Plan alimentaire territorialisé, qui sera intégré au plan de développement de la commune », explique Nadège Tougan, chargée du projet ILEMSA’NU à OADEL.
La mise en place de ce cadre de concertation intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis liés à l’alimentation et à la nutrition dans la commune.
Selon une étude sur les habitudes alimentaires réalisée par l’ONG OADEL en 2025 auprès de 591 jeunes âgés de 15 à 24 ans dans le Golfe 1, 98,8 % présentent un régime alimentaire de mauvaise ou de moyenne qualité, tandis qu’environ un jeune sur trois est en surpoids.
Pour l’ONG OADEL, ces chiffres montrent que l’accès à une quantité suffisante de nourriture ne suffit pas à garantir le bien-être des populations. La qualité nutritionnelle et sanitaire des aliments consommés constitue également un enjeu majeur de santé publique.
Cette problématique concerne l’ensemble du système alimentaire, depuis la production jusqu’à la consommation, en passant par la transformation et la distribution, mais aussi par la gestion des déchets alimentaires.
L’ambition est donc de favoriser un système alimentaire davantage adapté aux réalités et aux ressources locales. Il s’agit notamment de renforcer la production locale, de promouvoir une alimentation saine et de réduire la dépendance aux produits extérieurs.
La réussite de cette démarche repose également sur l’implication des communautés, qui seront mobilisées dans les prochains jours.
« Dans les prochains jours, nous allons sensibiliser la population et l’informer qu’à partir d’aujourd’hui, une institution dénommée cadre de concertation est mise en place dans la commune du Golfe 1. Elle va véritablement travailler à faire en sorte que ce que nous mangeons soit de qualité. Nous allons également donner la possibilité à nos concitoyens de nous faire des propositions. S’ils ont des avis à donner pour faire avancer les choses, nous sommes là pour recueillir leurs avis et leurs recommandations », indique Yamè Piyeliwa, secrétaire général de la mairie du Golfe 1 et président du bureau exécutif du cadre de concertation.
Par Akissa Yotou-Assenouwe





