Projet R4C-TOGO : AGED-TOGO renforce les capacités des femmes et des jeunes de Goumoukopé face aux changements climatiques

À Goumoukopé, dans la préfecture des Lacs, 35 femmes et jeunes maraîchers de la coopérative « Amenouvévé » ont bénéficié d’une formation pratique sur la production de compost biologique accéléré et les techniques culturales innovantes adaptées aux effets des changements climatiques.

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Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Renforcement de la résilience au Changement Climatique des Communautés Côtières du Togo (R4C-Togo), financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à travers l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le sous-projet est mis en œuvre par l’ONG Action sur le Genre et l’Environnement pour le Développement Durable au Togo (AGED-TOGO).

Restaurer les terres dégradées par des solutions locales

Face à la dégradation progressive des sols et à l’irrégularité des pluies qui affectent les rendements agricoles dans cette zone côtière, le sous-projet intitulé « Appui des jeunes et femmes de Goumoukopé à la restauration de l’écosystème des terres dégradées » vise à promouvoir des solutions locales d’adaptation tout en renforçant la résilience économique des bénéficiaires.

La formation, basée sur une approche participative et axée sur la pratique, s’est articulée autour de deux volets. Le premier a porté sur les techniques culturales innovantes permettant de faire face aux effets des changements climatiques. Le second a été consacré à la production de compost biologique accéléré à base de bouse de vache.

Les femmes et jeunes maraîchers de la coopérative « Amenouvévé » lors de la formation

Les participants ont appris les différentes étapes du processus : préparation du site et mise en place de la matière organique, préparation de la solution et humidification, puis retournement et suivi du compost. Cette méthode permet d’obtenir un compost mûr dès le huitième jour.

Selon le formateur principal, M. KOUNOU Martial, « chaque étape doit être rigoureusement respectée pour garantir un compost de qualité ». Il a insisté notamment sur la propreté de la bouse de vache utilisée, le contrôle régulier de l’humidité et le respect du calendrier de retournement.

Vers une agriculture durable et rentable

La Directrice exécutive de AGED-TOGO, Mme ADJIVON-TODJRO Solange, a pour sa part exhorté les bénéficiaires à devenir des modèles dans leur communauté en matière d’agriculture biologique et de gestion durable des terres.

«Former les femmes et les jeunes, c’est investir dans des acteurs clés du changement climatique au niveau communautaire », a-t-elle affirmé.

Elle a ajouté que la promotion du compost biologique contribue non seulement à améliorer la fertilité des sols, mais aussi à réduire la dépendance aux engrais chimiques, souvent coûteux pour les femmes maraîchères.

À l’issue de la formation, les 35 femmes et jeunes maraîchers disposent désormais des compétences nécessaires pour améliorer leurs rendements tout en adoptant des pratiques respectueuses de l’environnement. L’initiative devrait ainsi contribuer à accroître leur autonomie financière et à renforcer la résilience des communautés côtières face aux défis climatiques.

Un mécanisme de suivi post-formation est prévu afin de consolider les acquis et d’assurer une application effective des techniques apprises sur le terrain.

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