Suite à la circulation sur les réseaux sociaux depuis quelques jours d’une vidéo faisant état des pesticides interdites d’utilisation en France notamment de l’Atrazine et du Paraquat jugés dangereux et qui seraient déversées dans plusieurs pays africains dont le Togo. Le ministre en charge de l’agriculture, Noël Bataka au travers d’un communiqué ce vendredi convie les citoyens togolais à signaler la présence des pesticides toxiques.
« Nous saisissons la présente occasion pour convier tous les citoyens et particulièrement les acteurs des chaînes de valeur agricole à signaler toute présence de ces produits sur le territoire togolais aux services techniques du ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique en vue des mesures et diligences appropriées à prendre. », lit-on dans la note informative.
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Il est à notifier que le gouvernement togolais au travers du ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique conformément à ses engagements pour la protection de la vie humaine et la promotion d’une alimentation saine, a, depuis 2018, par arrêté n° 0078/MAEP/Cab/SG/DPV du 17 mai 2018, interdit l’importation et la distribution de ces deux produits sur le territoire togolais et entrepris depuis lors des actions en vue de la saisie et du retrait de l’ensemble des stocks résiduels éventuellement encore en circulation.
Aussi, le ministère chargé de l’agriculture a- t- il pris des mesures idoines pour une surveillance accrue afin d’intercepter, de saisir et de détruire tout nouveau stock de l’un ou de ces deux produits retrouvés sur le territoire togolais. Ainsi, une quantité de 13, 5 tonnes d’Atrazine a été saisie en 2019 et la société impliquée a été condamnée par la justice suivie du retrait de son agrément.
Pour information ces deux pesticides ont des effets néfastes sur la santé provoquant des lésions aux yeux, des saignements de nez, des irritations et brûlures de la peau, nausées, vomissements, douleurs et problèmes respiratoires. L’exposition à des doses même très faibles, pendant une longue durée peut nuire aux poumons, au système nerveux, et au cerveau.





