Ce jeudi 15 octobre 2026, à Lomé, l’Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local (OADEL) et la mairie de Golfe 2 ont lancé le Système Alimentaire Territorialisé (SAT) de la commune, avec un cadre de concertation de 28 membres. Objectif : bâtir ensemble un Plan Alimentaire Territorial pour manger plus local et plus sain, face aux produits douteux qui inondent le marché et aux maladies liées à l’alimentation.
Boulangers, femmes des marchés, transformateurs, consommateurs : tous étaient attendus ce jeudi à l’hôtel Mémorial, autour d’une question simple. Que mange la commune de Golfe 2, et comment mieux manger ? Ce lancement met Golfe 2 dans les pas de Golfe 1, où un cadre de concertation du même type a été installé début septembre 2026, selon Icilome.
Tous autour de la même table
Créé par un arrêté municipal, le cadre réunit 28 membres. Pour le 2e adjoint au Maire, Alex Hukporti, qui représentait le Maire Kpotivi Kokouvi Agbenyo, la méthode compte autant que le but : la commune ne peut pas régler seule le problème alimentaire. Elle doit agir avec les producteurs, les transformateurs, les ONG, les femmes du marché et les vendeurs. Le projet, prévu sur cinq ans, vise notamment à lutter contre le dumping alimentaire, c’est à dire l’arrivée sur le marché de produits douteux, surtout pendant les fêtes.
Il a aussi rappelé que bien manger, c’est se soigner d’avance. « Bien vieillir, ce n’est pas chercher à rajeunir, c’est vieillir en bonne santé », a-t-il lancé.
Un plan à voter, pas à ranger
La mission du cadre tient en une phrase, selon Manzama Adjana, directeur de la planification, des statistiques, du suivi et de l’évaluation à la mairie : donner un livrable à la municipalité, le Plan Alimentaire Territorial. Il détaille trois étapes. D’abord vulgariser la mission auprès de tous les acteurs de la chaîne alimentaire. Ensuite les rassembler et les alerter sur les dangers des intrants chimiques, car « la plupart des maladies que nous drainons viennent de ce que nous consommons ». Enfin, formuler une feuille de route et plaider auprès du maire pour que les décisions soient appliquées.
Augustin Badjassa, facilitateur du projet ILEMSA’NU (Initiative locale d’éducation des ménages pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle) à OADEL, précise la suite : le plan sera soumis aux conseillers municipaux, pour vote et budget.
Le but est d’amener maires et élus à intégrer la nutrition et la consommation locale dans leur Plan de Développement Communal. OADEL met en avant ses vingt ans d’expérience sur la consommation locale au Togo.





