Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) réfléchit depuis mardi à Lomé sur la meilleure manière de disponibilité de données quantitatives pertinentes issues de la recherche agricole.
C’est ainsi qu’un groupe diversifié d’environ 30 participants y compris des représentants de la FAO, CEDEAO, CEMAC, USAID, SNRA, Décideurs politiques, Secteur privé, Agences statistiques nationales, CILSS/AGRHYMET, ILRI explore depuis hier les voies de l’institutionnalisation à long terme du programme des indicateurs de la science et de la technologie agricoles (l’ASTI) en Afrique de l’Ouest et du Centre, en veillant à ce que la collecte de données de l’ASTI devienne une partie intégrante des processus nationaux à l’avenir.
Les travaux qui prennent fin ce mercredi à passer en revue les données récentes sur le secteur et défini des stratégies durables pour la collecte de données futures en recherche agricole.
« L’ASTI, c’est un indicateur relatif aux sciences et aux technologies agricoles. Cela veut dire que quand on fait de la recherche, il faut un certain nombre d’éléments qui doivent être réunie pour faire cette recherche. », a affirmé Dr Yao Lombo, directeur de l’Institut Togolais de recherche agronomique (ITRA).
Aussi ajoute-t-il « La recherche agricole a besoin du financement, a besoin des dispositions en terme de contribution de l’Etat, en terme de mobilisation des ressources humaines et en termes d’infrastructures »
Dr Emmanuel Kouopkwa Njukwe, le directeur de la Recherche et de l’Innovation du CORAF, a indiqué l’importance d’élargir les données agricoles et de les intégrer dans les différents systèmes nationaux.
« Les données quantitatives sont essentielles pour améliorer la compréhension du rôle crucial de la recherche agricole dans l’amélioration de la productivité agricole. », a-t-il confié.

Depuis plus de deux décennies, le programme des indicateurs de la science et de la technologie agricoles (ASTI), précédemment géré par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), a joué un rôle unique en fournissant des données et des analyses de haute qualité sur les investissements, la capacité des ressources humaines et développements institutionnels au sein des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
L’ASTI a développé de solides partenariats avec de nombreuses organisations régionales et nationales, y compris le CORAF, et ses données sont largement respectées et largement utilisées par les organisations internationales, les organisations donatrices, les organismes régionaux et la communauté internationale de la recherche.
Travaillant en étroite collaboration avec les instituts nationaux de recherche agricole et d’autres partenaires nationaux, le CORAF dirige actuellement la collecte de données ASTI en Afrique de l’Ouest et du Centre. La collecte des données est dans sa phase finale. Au cours des prochains mois, les résultats de ce travail fourniront des informations précieuses sur les développements récents des intrants, des performances et des résultats de la recherche et du développement (R&D) agricoles dans la région.
Parallèlement, un processus de transition est actuellement en cours pour transférer la gestion de l’ASTI de l’IFPRI à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Cette transition vise à assurer la durabilité et la pertinence à long terme de l’ASTI en élargissant sa couverture géographique et de données, en augmentant la fréquence des cycles de collecte de données et en l’intégrant dans les Perspectives des Technologies et Innovations des Systèmes Agroalimentaires (ATIO) et FAOSTAT de la FAO.





