Miser sur des essences forestières à forte captation de carbone

À l’occasion du lancement de la campagne nationale de reboisement 2026 au Centre d’enfouissement technique d’Aképé le lundi 1er juin , les autorités togolaises ont misé sur des essences forestières reconnues pour leur capacité à absorber le dioxyde de carbone (CO₂) et à contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

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Selon le colonel Samarou Moussa, chef de la division des aires protégées et de la faune au ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, le choix du site et des espèces plantées répond à une logique environnementale bien précise.

« Cette zone reboisée doit permettre de capter davantage de CO₂, l’un des principaux gaz à effet de serre. En constituant un véritable puits de carbone, elle contribuera à atténuer les émissions de gaz à effet de serre et à réduire leurs impacts sur le climat », a-t-il expliqué.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs essences à croissance relativement rapide et à forte production de biomasse ont été retenues. Il s’agit notamment du Terminalia catappa, du Khaya senegalensis, du Cassia siamea et du Ceiba pentandra, plus connu sous le nom de kapokier.

D’après le colonel Samarou Moussa, ces espèces présentent l’avantage d’être adaptées aux conditions locales tout en développant une biomasse importante, leur permettant d’absorber davantage de carbone atmosphérique au cours de leur croissance.

Le choix du Centre d’enfouissement technique d’Aképé revêt également une portée symbolique. Situé sur le principal site de traitement des déchets de la capitale, cet espace fait l’objet d’une démarche visant à compenser une partie des impacts environnementaux liés aux activités humaines par le reboisement.

Au-delà de cette opération, le gouvernement entend renforcer son couvert végétal à travers une stratégie nationale davantage axée sur le suivi des plantations. Présent à la cérémonie, le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, le Professeur Komla Dodzi Kokoroko, a annoncé un objectif de 16,8 millions de plants à mettre en terre sur l’ensemble du territoire national au cours de l’année 2026.

Pour la seule Journée nationale de l’arbre, environ 2,5 millions de plants ont été mis en terre à travers le pays. Les autorités espèrent ainsi améliorer non seulement les performances du reboisement, mais aussi son impact réel sur la séquestration du carbone, la restauration des écosystèmes et la lutte contre les changements climatiques.

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