Les femmes dans les STIM en Afrique : Vers l’égalité des chances dès le berceau

L’Association Galien Africa a organisé un webinaire ce mardi 12 mars 2024 sur les obstacles et opportunités des femmes dans les Sciences,Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STIM) en Afrique, en partenariat avec Global Health Strategies Speak Up Africa et le Reseau des Medias Africains pour la Santé et l’Environnement (REMAPSEN)

vert-togo2
vert-togo

 Les femmes africaines sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM ), qui intègrent ces quatre domaines dans un programme interdisciplinaire unique et se concentrent sur l’application dans le monde réel et le partage des connaissances.

Comment faire pour que cette expertise féminine pèse de tout son poids dans la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) en Afrique ? C’est à cette réponse que des femmes scientifiques ont tenté de répondre au cours de cette rencontre virtuelle.

Parmi ces intervenantes figurent : El  Hadj Ibrahima Niass, professeur titulaire de microbiologie, bactériologie et virologie la faculté de médecine de   pharmacie et d’ontologie de l’université cheikh anta Diop de Dakar au Sénégal.

Selon ses explications , il est important de développer le capital humain pour relever les défis actuels face à l’insertion des jeunes filles dans le domaine des sciences.

Elle a rappelé la citation de l’astronome américain Carles-Édouard Sagan selon laquelle tous les enfants naissent scientifiques, soulignant ainsi le potentiel inné de chaque individu.

Toutefois, relate-t-elle « les filles demeurent sous-représentées dans les filières scientifiques, soulignant la nécessité d’agir dès le plus jeune âge. »

Dans son intervention, elle a insisté sur l’importance de la sensibilisation au sein de la famille et de la société pour promouvoir l’égalité des sexes.

La scientifique d’origine sénégalaise a exhorté à repenser les jouets et les jeux éducatifs pour briser les stéréotypes de genre dès l’enfance.

« Pour combattre cette sous-représentation du genre, il est crucial d’agir en amont, dès le sein de la famille, en promouvant une culture de l’égalité des sexes et en modifiant les schémas traditionnels de jouets et d’activités éducatives. De plus, il est nécessaire de favoriser la mixité dans les filières de formation et de sensibiliser les parents au maintien des filles à l’école, en particulier en milieu rural où le taux d’abandon scolaire demeure préoccupant. En parallèle, il est essentiel d’améliorer l’environnement de travail des filles et de mettre en place des incitations pour les encourager à poursuivre leurs études dans les filières scientifiques. », a-t-elle affirmé.

Aussi poursuit-elle « La création d’un réseau de mentors, comme le propose le Sénégal, peut jouer un rôle déterminant en offrant aux jeunes filles des modèles inspirants et des soutiens tout au long de leur parcours académique et professionnel. »

Favoriser la mixture des filières 

De plus, a-t-elle souligné l’importance de créer un environnement scolaire inclusif, favorisant la mixité des filières de formation et l’amélioration des conditions d’apprentissage pour les filles, notamment en milieu rural.

Enfin, elle a mis en avant l’importance de créer un réseau de mentors pour inspirer et soutenir les jeunes filles dans leur parcours académique et professionnel.

Dans un contexte où l’éducation est reconnue comme un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes, les propos de Professeur Ndeye Coumba Touré appellent à une action collective pour créer un environnement propice à l’épanouissement et à la réussite des filles dans les domaines des sciences et de la technologie.

- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

lire la suite

Articles récents