Le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA), une initiative régionale d’investissement de plus d’un milliard de dollars partiellement financée par la Banque mondiale, se positionne comme un catalyseur du développement agricole en Afrique de l’Ouest. Dans l’objectif de renforcer la résilience des systèmes alimentaires au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Togo, le PRSA finance des projets axés sur trois composantes essentielles : la gestion des crises agricoles, la durabilité du système alimentaire et l’intégration des marchés agricoles.
C’est dans cette dynamique qu’un atelier régional de formation de cinq jours a ouvert ses portes ce lundi 4 novembre 2024 à Lomé, sous l’égide du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF). Cet événement réunit une trentaine de jeunes chercheurs issus des Systèmes Nationaux de Recherche Agricole (SNRA) des pays membres du PRSA, ainsi que des doctorants affiliés au CORAF.

L’objectif de cet atelier est clair : doter les participants des compétences nécessaires pour rédiger et publier des articles scientifiques de qualité, renforçant ainsi la visibilité de la recherche agricole africaine sur la scène internationale.
En d’autres termes, les participants apprendront non seulement à rédiger des articles scientifiques, mais aussi à comprendre et gérer les processus de soumission et de publication, renforçant ainsi les bases de la recherche agricole en Afrique de l’Ouest.

Achille Éphrem Assogbadjo, enseignant-chercheur en agronomie et Foresterie, facilitateur , a exposé le contenu de la formation : « Nous allons aborder les préalables pour publier, les conditions nécessaires pour engager une publication, ainsi que l’importance d’une excellente revue de littérature. Publier ne consiste pas à répéter ce que d’autres ont fait, mais à enrichir le savoir existant. »

Le Dr Komla Kyky Ganyo, assistant technique du PRSA au CORAF, a souligné que cette formation répond à deux défis majeurs. Le premier consiste à outiller la jeune génération de chercheurs dans nos centres de spécialisation, universités et structures de recherche. Le second défi est de faire connaître ces recherches au niveau des sous-régions. « Notre contribution à la production scientifique mondiale reste encore très faible. À travers cette formation, nous espérons que les jeunes chercheurs seront motivés et soutenus pour produire un nombre significatif de publications dans les deux prochaines années. »

Au-delà de cet objectif, il s’agit également de poser les bases d’un système de qualité, tant en matière de pertinence des recherches qu’en termes de volume de publications scientifiques. L’ambition est de voir la sous-région devenir un contributeur notable à l’essor de la science mondiale dans les années à venir. Le programme PRSA accompagne ces efforts cruciaux, car « sans recherche, il n’y a pas de développement », a souligné le Dr Ganyo.
Une idée partagée par Madame Marie ALEDJI, Spécialiste Suivi-Evaluation et point focal genre FSRP/Togo. «Publier c’est avant tout rendre visible ses travaux et diffuser des connaissances nouvelles. Publier c’est aussi se rendre visible dans la communauté scientifique internationale. Enfin, La rédaction d’articles en vue de leurs diffusions au sein du collège des pairs reste l’une des activités les plus importantes des chercheurs et des intervenants en sciences.»
Il convient de rappeler que la vulgarisation des résultats de recherche est essentielle pour que tous les acteurs, notamment les utilisateurs finaux, puissent en tirer profit et que ces résultats aient un impact réel sur le développement, en particulier dans le secteur agricole.





