C’est la meilleure stratégie! en tout cas selon Koffi Valentin MAWOUGNIGAN chercheur associé au Laboratoire d’Ecologie et d’Ecotoxicologie, pour faire évoluer nos pratiques de vie, et à inventer de nouveaux modes de production et de consommation plus durables, en privilégiant l’usage à la propriété.
Le coordonnateur de l’ONG Ecologie Universelle Togo, Fondateur de l’Association et des Professionnels en Gestion et Conservation de la Biodiversité (APro-GCB) et du Togo Youth Biodiversity Network (GYBN-Togo) dans un entretien accordé à Vert-Togo confie qu’il est important de s’orienter vers une économie sociale et solidaire.
« Aujourd’hui, face à l’épuisement des ressources de la planète, il est fondamental de nous orienter vers l’Economie Sociale et Solidaire. Nous ne devons plus fabriquer, consommer et jeter comme nous l’avons toujours fait, mais nous devons progresser vers une économie différente, où nous consommons de manière sobre, où les produits ont une durée de vie plus longue, où nous limitons les gaspillages et où nous arrivons à faire de nos déchets de nouvelles ressources. », a-t-il lancé d’entrée.
A la question de savoir si cette économie n’épuise pas la planète ? il répond l’économie sociale et solidaire est une économie collaborative et coopérative, une économie de raison et d’équilibre, une économie qui est au service de l’homme avant le profit, qui cherche d’une part à rendre des biens et services accessibles à tous (d’où son intérêt sociétal) et d’autre part à apporter des réponses ou des solutions aux problématiques environnementales (d’où son intérêt environnemental) contraire au capitalisme qui, en effet, ne vise qu’une quête du profit sans limite, ni loi, ni équilibre et qui constitue une menace permanente de l’équilibre de notre planète.
« Il est donc clair que l’économie sociale et solidaire ouvre la voie à des projets permettant de répondre à des besoins non totalement satisfaits par les entreprises classiques, ce qui fait d’elle une source d’innovation sociale et d’opportunité d’emplois pour les plus fragiles. »,justifie t-il.
Très impliqué sur la thématique de l’économie sociale et solidaire (ESS), le coordonnateur de l’ONG Ecologie Universelle Togo a formé 98 acteurs à l’occasion de la journée de l’enfant Africain.
Un bilan de formation qu’il trouve satisfaisant. « Pour une toute première formation sur l’ESS, nous nous réjouissons de la mobilisation des différents acteurs. Aujourd’hui, le principal défi pour cette transition vers l’Economie Sociale et Solidaire est celui de la mobilisation de tous, citoyens, collectivités, entreprises, associations, administrations, acteurs de la recherche et du développement dans tous les territoires pour un réel passage à l’acte et un passage à l’échelle. », affirme-t-il.
Avant de conclure « Cette formation répond en partie à ce défi. En effet cette occasion nous a permis de former gratuitement et d’échanger avec 98 acteurs constitués des étudiants, entrepreneurs, les agents animateurs des associations et ONG, des agents de développement communal, des fonctionnaires et autres. »
Il faut noter que le Togo envisage de se doter d’un cadre juridique et légal. Une proposition de loi est actuellement à l’étude, portée par le ministère du développement à la base. Ce projet intervient, alors même que ce modèle d’économie promu surtout par les organisations et les entreprises, et fondé sur des principes de solidarité et d’intérêt collectif, est désormais définitivement reconnu au niveau mondial. Une résolution a en effet été adoptée en ce sens, le 18 avril dernier à New York par l’Assemblée Générale des Nations Unies.





