Le Togo poursuit sa montée en puissance vers une filière cacao de qualité. Le pays disposera bientôt de son deuxième Centre de traitement post-récolte du cacao d’excellence à M’Poti, dans la commune de Blitta 3. L’annonce a été faite lundi 1er juin 2026 par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) lors d’une conférence de presse à Lomé. Cette infrastructure, dont les travaux ont démarré en 2025, sera inaugurée le mercredi 3 juin 2026 à M’Poti.
D’un coût total d’environ 32,8 millions de francs CFA, ce nouveau joyau est financé par les Chocolatiers et Pâtissiers du Monde ainsi que par le Département des Yvelines (France), avec l’appui du CCFCC. L’objectif est de contribuer davantage à la valorisation de la qualité du cacao togolais.
Selon le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, le nouveau Centre de traitement post-récolte de M’Poti constitue une étape supplémentaire dans l’ambition du pays de se hisser au rang des producteurs de cacao d’excellence.

L’initiative s’inscrit pleinement dans le Plan de développement des filières café et cacao (PDCC), piloté par le CCFCC, qui œuvre sans relâche à offrir un cadre favorable aux investissements dans les filières café-cacao et à mobiliser les partenaires techniques et financiers pour sa mise en œuvre.
« Ce nouveau centre répond parfaitement aux aspirations de l’axe 1 du PDCC, à savoir l’amélioration durable de la production, de la productivité et de la qualité », indique-t-il.
Pour assurer la durabilité de la filière, les promoteurs misent sur le maintien d’un prix d’achat de 1 400 francs CFA par kilogramme, indépendamment des fluctuations du marché.
« Le prix d’achat du cacao est maintenu à 1 400 francs CFA, quel que soit le cours du marché. Si le cours venait à dépasser ce montant, nous l’augmenterions également. Les producteurs bénéficient ainsi d’une régularité de revenus liée à leur production, ce qui est déjà considérable. Autrement dit, ils ne subissent pas directement les variations du marché du cacao », souligne Thierry Lalet, président des Chocolatiers-Confiseurs de France.
Selon lui, au-delà de l’amélioration de la durabilité de la filière, ce centre permettra également de produire un chocolat 100 % togolais de qualité, destiné aux marchés internationaux.
« Ce n’est pas seulement un rayonnement local, mais un rayonnement national à travers tout le territoire français et, pour certains acteurs, au-delà. Plusieurs chocolatiers, confiseurs et pâtissiers présents aujourd’hui disposent également d’enseignes à l’international. Le chocolat issu du Togo sera présent au Japon, dans plusieurs pays européens et dans de nombreux points de vente en France. C’est une formidable vitrine pour le cacao togolais et pour toute la filière cacao du Togo », ajoute-t-il.
Avec ce nouveau centre d’excellence, le Togo confirme sa volonté de faire de la qualité un levier de compétitivité pour la filière cacao. Une ambition qui pourrait renforcer la position du cacao togolais sur les marchés internationaux tout en améliorant de manière durable les revenus des producteurs.





