Connaître, prévoir, alerter et agir : quatre étapes essentielles pour rendre les systèmes d’alerte précoce plus efficaces. C’est l’approche défendue mercredi 2 septembre 2026 par Kombate Y. NAWANTI, directeur de la prévention des risques et catastrophes de l’Agence nationale de la protection civile du Togo (ANPC) , en marge du Forum « Alerte précoce pour tous », à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Le premier pilier est la connaissance du risque. Avant d’agir face à une inondation, il faut comprendre ses caractéristiques, son mode de propagation et son intensité. La cartographie des risques est donc essentielle. Universitaires, chercheurs, secteur privé et services techniques contribuent à cette connaissance.
« Avant d’agir sur les inondations, il faut connaître les inondations et leurs caractéristiques », explique le Directeur de la prévention, de la coopération et des affaires humanitaires.
Le deuxième pilier est l’observation, la surveillance et la prévision. Les stations et réseaux d’observation permettent de collecter et d’analyser les données pour détecter les signaux annonciateurs d’un danger. Les services météorologiques produisent les prévisions météorologiques, tandis que les services des ressources en eau assurent les prévisions hydrologiques. D’autres secteurs, comme l’agriculture et la santé, disposent également de systèmes de surveillance.
Le troisième pilier concerne la communication de l’alerte. L’information doit atteindre les populations, y compris dans les zones les plus éloignées. « Quelqu’un qui est à Mandouri, doit pouvoir avoir ces informations », souligne-t-il. L’alerte doit surtout être compréhensible, diffusée dans les langues locales et adaptée aux personnes en situation de handicap. Les médias ont ainsi un rôle déterminant pour atteindre le dernier kilomètre.
Le quatrième pilier est l’action. Une alerte n’est utile que si les populations et les autorités savent comment réagir avant que le phénomène ne provoque des pertes.
Le Forum permet également au Togo d’approfondir sa feuille de route. Les travaux en groupes et les échanges avec les partenaires doivent contribuer à identifier les actions à mettre en œuvre et les possibilités de financement.
Pour le Directeur, l’enjeu est désormais de transformer ces quatre piliers en actions concrètes : connaître le risque, prévoir, transmettre l’alerte jusqu’au dernier kilomètre et permettre aux populations d’agir à temps.





