L’État va accompagner les opérations de reboisement et d’implantation de forêt qui seront réalisées au Togo. Qu’elles soient associatives, communautaires ou privées, elles ne seront pas gratuites, a-t-on appris.
Selon le ministre en charge de l’environnement, Foli-Bazi Katari, dans le cadre de l’ambition du gouvernement , d’atteindre 1 milliard d’arbres plantés d’ici 2030, tous les initiateurs qui décideront de séquestrer le CO2, en termes de quantité seront accompagnés financièrement.
«Lorsqu’il y a initiatives, même si ce sont les élus locaux qui décident de faire une forêt, nous allons évaluer la capacité de cette forêt à séquestrer le CO2, en termes de quantité, et en termes d’argent qui seront versés uniquement et directement aux initiateurs », a-t-il affirmé.
Ainsi, pour la prochaine campagne de reboisement à l’occasion de la journée nationale de l’arbre observée chaque 1er juin de l’année, le ministère attend que chaque société s’engage totalement à reboiser une superficie qui sera définie de commun accord.
Selon le bilan du secteur forestier national issu du premier inventaire forestier de 2016, le Togo présente une couverture de 24,24%, toutes strates confondues, et un taux moyen annuel de déforestation d’environ 0,42% pour la période de 1990 à 2015. Ce qui correspond à une régression de la superficie forestière d’environ 5 679 ha par an.
Les analyses indiquent que la superficie des terres dégradées au Togo est estimée à 234 900 ha, soit 4,14% du territoire national sur la période de 2000 à 2010. Les causes sont notamment liées aux activités anthropiques qui entraînent la perte du couvert végétal puis industrielles qui entraînent la pollution de l’air par des émissions de gaz à effet de serre.
Togo : une opération de reboisement pour célébrer le 27 avril
Et, c’est pour remonter la pente, et en exécution au plan national de développement (PND 2018-2022), à la feuille de route présidentielle Togo-2025 et aux engagements internationaux, que le ministère de l’environnement et des ressources forestières, ambitionne d’atteindre un taux de couverture forestière de 25% d’ici à 2025.
Puis, à 2030, de planter un milliard d’arbre en parallèle à l’interdiction de l’exploitation des produits forestiers de sciages sous forme brute ou semi brute.





