Inviter à la mobilisation des forces de défense et de sécurité pour sécuriser les aires protégées et leurs périphéries, et assurer l’équipement des brigades de lutte antibraconnage en moyens adéquats ; prendre les dispositions pour la transcription des codes forestiers dans le Code de procédures pénal ; inviter à faire de la gestion durable des aires protégées et de la biodiversité une priorité de l’espace communautaire ; faciliter le partage des données au sein de l’Observatoire Régional des Aires Protégées et de la Biodiversité en Afrique de l’Ouest, afin de mieux contribuer à la mise en oeuvre et au suivi des Politiques nationales et régionales de l’Environnement de l’UEMOA et de la CEDEAO ; veiller à l’implication effective, des ministères de tutelle dans toutes les étapes du processus de mise en oeuvre du PAPBIO et du PAPFOR ; promouvoir les possibilités de partenariats public et privé pour la gestion durable des aires protégées et de la biodiversité…
Telles ont été des recommandations formulées au terme d’une réunion des ministres en charges de l’environnement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo, et leurs voisins de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) le 25 juillet dernier à Ouagadougou consacrée à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles, à la gouvernance environnementale et au changement climatique (PAPBIO), et à la préservation des écosystèmes forestiers en Afrique de l’ouest (PAPFOR). Apprend-on de l’Union pour la Patrie.
La rencontre s’est inscrit dans le cadre du lancement des deux Programmes d’appui, soutenus par l’Union européenne.
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A l’endroit des deux communautés, il a été recommandé de : faciliter l’accompagnement du Togo pour l’intégration du complexe Oti- Kéran-Mandouri dans le processus de mise en oeuvre du PAPBIO ; assurer l’accompagnement de la mise en œuvre de l’accord de gestion tripartite WAP à travers la mise en place des instances dudit accord ; poursuivre les efforts de plaidoyer pour le financement durable des aires protégées et de la biodiversité en faveur de l’atteinte des Objectifs du Développement Durable N°13, 14 et 15 , relatifs respectivement à la préservation et à la restauration des écosystèmes terrestres, à la conservation et l’exploitation soutenables des océans, des mers et les ressources marines aux fins de développement durable et la lutte contre le changement climatique ; renforcer la collaboration entre les Commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO, ainsi les Etats membres, en vue de faciliter les mécanismes de financement durable des aires protégées et de la biodiversité, dans la perspective de l’atteinte des Objectifs de développement durable cités tantôt.
Les ministres ont réaffirmé leur volonté de faire de la gestion durable des ressources naturelles une priorité des États membres de l’UEMOA et de la CEDEAO. Avant de s’engager à mener toutes les actions permettant d’améliorer l’efficacité de gestion des aires protégées et de la biodiversité, en particulier les ressources partagées au niveau des écosystèmes transfrontaliers de l’espace communautaire.
Et de lancer officiellement les Programmes PAPBIO et PAPFOR. L’Union européenne s’engage, enfin, à assurer la flexibilité maximale des engagements réalisés et à réaliser dans le cadre des programmes PAPBIO et PAPFOR pour s’adapter aux situations ayant évolué sur le terrain.





