L’Association togolaise qui milite en faveur des paysans et de l’agro-écologie, le MAPTO (Mouvement alliance paysan au Togo) est une association qui soutient les paysans au Togo. Que ce soit dans l’agro écologie ou pour une rémunération plus juste des producteurs, MAPTO veille et conseille. Apprend-on de CCFD-Terre Solidaire
A Sokodé, deuxième ville du Togo, elle a aidé des femmes qui sont dans la production et la commercialisation du riz.
« C’est le MAPTO qui nous a aidés à faire le compost », témoigne claudine l’une d’entre les femmes, présidente de la coopérative Espoir, selon notre même source.
Si la présidente de la coopérative Espoir peut aujourd’hui cultiver du riz, au maïs ou du soja, c’est qu’elle a pu bénéficier de l’aide du MAPTO pour adopter les pratiques de l’agroécologie. Car Près de Sokodé, la terre était autrefois fertile, mais l’usage des engrais l’avaient appauvrie.
En d’autres termes, le compost peut être préparé à partir de résidus domestiques , de déjections animales et humaines et de déchets végétaux,à condition de connaître les méthodes de sa préparation, assez simples en effet.
L’utilisation des ordures urbaines constitue un cas spécial: à la ferme, la préparation de compost ne coûte rien, tandis que la trans-formation des ordures urbaines suppose des investissements importants d’équipement.
Pratiques traditionnelles de recyclage de résidus de récolte
Au Togo, dans les pratiques traditionnelles la restitution de résidus de récolte n’est pas systématiquement intégrale.
Les raisons en sont très simples, dans l’agriculture traditionnelle, le travail de la terre est essentiellement fourni par l’énergie humaine. Les moyens d’intervention (houe, daba) ont un impact très limité sur le sol et sont incapables d’enfouir correctement les résidus de récolte (feuilles, pailles, chaumes et diverses tiges).
En raison de ses moyens faibles et limités, le paysan togolais, comme celui de la plupart des pays africains, a recours au feu pour réduire l’importante masse végétale qu’il ne peut enfouir manuellement.
En dehors du feu, cependant, certaines pratiques culturales lui permettent d’enfouir ces résidus mais ici, le facteur temps et l’activité microbienne interviennent pour beaucoup.
Le brulis est généralement pratiqué lors d’un défrichement ou d’une reprise de jachère naturelle, et dans le cas de résidus de décomposition très lente.
Les végétaux sont laissés sur le champ; séchés, ils sont mis en tas , puis incinérés. Les résidus de plantes cultivées (il s’agit essentiellement de pailles de riz, des tiges de manioc, des cannes de sorgho et des tiges de cotonnier), sortis des champs, sont brulés un peu avant la préparation du sol.
Le mouvement syndical paysan compte aujourd’hui 17.000 membres. En 2008, il est devenu le partenaire principal de l’État togolais pour assurer la sécurité alimentaire du pays. Il contribue aussi à l’émergence d’une identité paysanne.
Avec CCFD-Terre Solidaire





