Santé: La sodomie, une pratique sexuelle des Togolaises sous la Loupe

Définie comme un rapport sexuel qui consiste en une pénétration de l’anus ou de la partenaire, généralement avec le pénis ou à l’aide d’un objet, comme un godemichet, pratiqué dans de mauvaises conditions, elle présente des risques pour la santé.

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Pourtant pour certaines Togolaises l’acte est une bonne chose qui leur permet d’atteindre plus d’orgasme.

La sodomie : un risque infectieux accru

Pratiquer la sodomie présente un risque plus élevé de contracter une IST Infection Sexuellement Transmissible que lors d’une pénétration vaginale, cela s’explique par le fait que la muqueuse anale est très fragile : elle peut souffrir de microcoupures durant la sodomie, qui sont autant de voies d’accès aux agents pathogènes.

Pour limiter les risques, le port du préservatif est vivement recommandé. Il existe aussi un risque infectieux si la sodomie est pratiquée juste avant un rapport oral ou vaginal : les bactéries contenues dans le rectum peuvent par exemple contaminer le vagin.

Pratiquer la sodomie : les risques de lésions

L’anus est étroit et non lubrifié. Une pénétration trop brutale peut causer des hématomes et des lésions douloureuses, souvent assez longues à cicatriser. Il existe même un risque d’incontinence anale, surtout en cas de sodomies vigoureuses répétées.

Pour pratiquer la sodomie sans risque, il est impératif de préparer l’anus par des caresses et d’utiliser un lubrifiant. Oubliez les sex toys trop volumineux préférez les modèles conçus spécifiquement pour cette pratique sexuelle. Enfin, la sodomie en cas d’hémorragies ou fissure anales peut créer des conséquences désastreuses pour la santé de l’homme.

Selon un assistant médecin généraliste dans un centre de santé à Lomé dont nous taisons le nom, la sodomie expose parfois aux atteintes sphinctériennes telles que les déchirures ou les troubles d’incontinence rectale. « En effet une pénétration trop rapide et forcée augmente les risques de lésions et de déchirures. Si l’utilisation de lubrifiants hydrosolubles est recommandée. Il faut savoir que certaines personnes n’ont pas la capacité physique e et psychologique pour être suffisamment détendues pour ce type de pratique sexuelle » a-t-il justifié.

Les veines rectales sont fragiles et le risque de contracter des maladies sexuellement transmissibles est plus grand prévient-il.

Il peut arriver qu’un rapport trop brutal soit responsable d’une réaction hémorroïdaire.

De la douceur pour certaines Togolaises

Bien que le pourcentage de cette pratique par les hommes et les femmes soit de 3% selon un rapport sur la sexualité en France publié en 1992, le pourcentage des femmes âgées au Togo de 20 à 24 ans déclarant avoir essayé la sodomie augmente pour atteindre les 40%. Pareil pour celles entre 20 et 39 ans confiant l’avoir fait lors de l’année écoulée, avec plus de 20%. Et 94% des femmes ayant pratiqué le sexe anal lors de leur dernier rapport sexuel déclarent avoir un orgasme un taux orgasmique plus élevé que celles ayant profité d’un rapport vaginal ou d’un cunnilingus.

Pourquoi ? pour des raisons évidentes anatomiques évolutives et esthétiques relèvent les médecins rencontrés. Le sexe anal serait, en moyenne, plus attirant et plus satisfaisant que le sexe vaginal ou oral.

La rédaction

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