Reconnaître les victimes climatiques dans un élan de solidarité globale

Les catastrophes naturelles se multiplient aujourd’hui dans le monde. Que ce soit inondation, tremblement de terre, coulée de boue ou sécheresse, les populations en sont victimes de jour comme de nuit en raison du changement climatique. A Lomé, la capitale togolaise, la situation n’est pas non plus reluisante.

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Les populations les plus vulnérables sont celles qui font déjà face à la précarité sous plusieurs formes surtout en ce qui concerne l’insécurité alimentaire. Ce qui atteint un niveau encore plus déplorable lorsque ces dernières sont involontairement déplacées.

En ces moments, les victimes climatiques vivent un choc aussi bien émotionnel que physique en assistant à une destruction brusque de leurs biens et sources de revenu. D’où la nécessité de leur venir en aide. Des actions sont déjà posées dans ce sens en Afrique notamment au Congo, Niger, Rwanda, Soudan du Sud ces trois dernières années avec le projet ‘Making Displacement Safer’ a indiqué Adessou Kossivi, coordonnateur régional Afrique du Réseau mondial des organisations de la société civile pour la prévention des catastrophes (GNDR).

Ce projet a permis de porter une attention particulière sur le vécu des personnes déplacées. Les problèmes majeurs des personnes déplacées ont également été identifiés et des solutions locales ont été mises en œuvre à travers des fonds alloués.

La deuxième phase dudit projet s’étend à plusieurs communautés car comme l’explique M. Adessou, « A ce jour, il est clair que les communautés déplacées connaissent quelques soucis liés à leur réinstallation, à des soucis sociaux tels que l’accueil des communautés d’accueil, des problèmes de communication, l’accès à des services sociaux de base, des soucis sécuritaires. Aussi, devient-il très patent que les communautés déplacées sont exposées à d’autres risques de déplacement.»

Pour Adessou Kossivi,  ces risques peuvent être atténués si, les acteurs non-étatiques (généralement sur le front) et les décideurs politiques (dont la mission régalienne intègre ces prérogatives) assuraient un environnement réglementaire et structurel, pour gérer les cas de déplacement.

«Il est important de reconnaître qu’au niveau international le nombre de personnes déplacées à cause des phénomènes hydrométéorologiques s’amplifie. Il urge de reconnaître ses victimes du climat et dans un élan de solidarité globale, venir à la rescousse de ses victimes. »,suggère t-il.

Elom SOGBALI

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