En dépit des efforts de conservation de la biodiversité entrepris par le gouvernement, à travers le programme de réhabilitation, les aires protégées continuent de subir des menaces de diverses natures, a indiqué le secrétaire général du ministère de l’environnement et des ressources forestières, Sama Boundjouw lors de l’atelier d’analyse, d’enrichissement et de validation du rapport de la stratégie nationale de rationalisation et de gestion des Aires Protégées (AP) du Togo ouvert jeudi dernier.
Les conséquences selon lui sont multiples, notamment la raréfaction de certaines espèces végétales et animales, la diminution de la couverture forestière, la perte d’habitat et de biodiversité, l’érosion des sols…
De son côté le Directeur des ressources forestières, Yao Apla a évoqué les défis auxquelles les aires protégées font face, précisant que ces dernières doivent être désormais être perçues comme des entités pourvoyeuses de revenus et de ce fait, susciter plus d’intérêt auprès des communautés de base.
Au vu de tous ses résultats un document soumis à l’examen est en cours d’élaboration par un consultant en vue de permettre au Togo de disposer d’un plan stratégique qui répond aux différentes injonctions et aux articles des conventions auxquels le Togo est partie prenante.
À en croire le représentant consultant principal, Dabitora koumantiga, le rapport comprend essentiellement cinq grandes parties.
La première revient sur un diagnostic du système national d’AP du Togo, notamment tout ce qui est lié aux aspects du cadre écologique, socioéconomique et juridico-institutionnel.
De ce diagnostic, des enjeux internationaux et scientifiques seront dégagés suscitant la définition de trois orientations.
Il s’est agi notamment de l’amélioration de la gouvernance du système national d’aires protégées, du renforcement des fonctions écologiques des AP du Togo et de la contribution effective des AP à l’amélioration de l’économie locale et nationale.





