Le Togo et le Bénin en route vers des marchés agricoles régionaux

Le Fonds international de développement agricole (Fida) a organisé une mission au Togo et au Bénin  en vue d’identifier un Programme régional intégré des marchés agricoles (Prima) ceci en  réponse à une requête de deux pays.

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C’est l’aide-mémoire élaboré à la fin de la mission qui a été signé, le mardi dernier   à Grand-Popo, par Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche pour le compte du Bénin, Noël Koutéra Bataka, son homologue du Togo, et Lisandro Martin, directeur Division Afrique de l’ouest et du centre du Fida, apprend-on du confrère du  journal la Nation du Bénin.

Selon la même source, ce programme permettra aux deux États d’augmenter leurs échanges commerciaux agricoles et de lutter contre la pauvreté en milieu rural.

La signature de l’aide-mémoire de la mission d’identification du nouveau Programme régional marque le début d’une nouvelle ère entre les deux pays et le Fida a retenu le directeur Division Afrique de l’ouest et du centre du Fonds international de développement agricole (Fida) des Nations Unies.

Pour Lisandro Martin, c’est la première fois que le Fida initie un programme conjointement avec les gouvernements du Togo et du Bénin.

L’idée d’un tel programme, a-t-il rappelé, est née de la volonté de créer une synergie entre les marchés agricoles au niveau des deux pays.

Dans ce cadre, a-t-il souligné, les marchés installés le long des frontières constituent les portes d’entrée du programme. Au profit du Bénin, a spécifié Lisandro Martin, le programme travaillera à l’amélioration de la productivité du riz. Au-delà des activités identifiées et détaillées dans les aide-mémoire des deux projets conjoints, le Fida et les deux gouvernements s’accordent à établir un cadre de réflexion régional dont l’objectif final est l’augmentation des échanges commerciaux agricoles.

Grâce à ce programme, a laissé entendre le ministre Gaston Dossouhoui du Bénin, les producteurs auront accès aux marchés régionaux, interrégionaux et internationaux.

Tout au long de la frontière, il sera installé quatre à six gros marchés de regroupement, a-t-il expliqué. Selon lui, cité par la même source, dans la typologie des marchés figurent des marchés primaires de collecte dans les villages, des Huma marchés de regroupement dans des villes ou dans les zones frontalières.

Ce dispositif sera efficace grâce au système d’information sur le marché qui permettra de pratiquer la vérité des prix. «Cela portera sur la plupart de nos produits agroalimentaires, de la production végétale à la production halieutique animale en passant par la production animale», a relevé Gaston Dossouhoui.

Le coût du projet est estimé à 100 millions de dollars, soit 58 milliards de francs Cfa, dont les 50% sont pris en charge par le Fida. Il est réparti entre la composante1 : «Accès au marché et appui à l’entrepreneuriat» pour 60, 8 millions de dollars, soit 61% ; et la composante 2 : «Transformation de l’agriculture familiale adaptée au changement climatique» pour 26,9 millions de dollars, soit 27%.

Sans oublier les coûts de mise en œuvre dont le montant est de 7 millions de dollars (7%). «La répartition des coûts sera affinée lors de la mission de formulation», précise le document aide-mémoire du programme dont le lancement est prévu pour novembre 2020.

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