A Dubaï, Sena Alouka plaide pour une vulgarisation de la cuisson propre au Togo

Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 3 milliards de personnes utilisent du bois de chauffe pour cuisiner. Cette forte demande a des répercussions significatives sur la santé de la population, en particulier chez les femmes et les enfants. La fumée résultant de cette pratique à l’intérieur des habitations, est liée à près de 2 millions de décès d’enfants chaque année, principalement dus à la pneumonie, dont 358 000 surviennent en Afrique.

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Conscient de la gravité de la situation, Sena Alouka, directeur exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), a plaidé en faveur de la vulgarisation des pratiques de cuisson propre lors d’un panel organisé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé à Dubaï.

Selon cet acteur de la société civile, il est impératif de développer des combustibles modernes afin de réduire l’utilisation du bois de chauffe. Il a déclaré : « Nous saluons déjà les efforts du gouvernement avec le document de contribution déterminée au niveau national qui prend en compte la cuisson propre. Cependant, il serait crucial d’intégrer la vulgarisation des foyers améliorés comme moyen de réduire les émissions de CO2, et de l’inclure dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les polluants de courte durée. »

Il a également ajouté : « Nous sommes sur la voie et en tant qu’acteurs de la société civile, notre plaidoyer est d’encourager le chef de l’État, la ministre de l’Énergie, le gouvernement, le ministère de l’Environnement, et l’ensemble du pays, de manière similaire au projet extraordinaire CIZO, à s’engager dans la vulgarisation de la cuisson propre. Cela contribuera à réduire la déforestation et à préserver d’importantes quantités de CO2. Ces actions seront bénéfiques pour la contribution déterminée au niveau national de notre pays et engendreront de nombreux avantages en matière de santé. »

À l’échelle mondiale, près d’un tiers de la population, soit 2,4 milliards de personnes, dépend de la biomasse (bois de feu, charbon de bois ou fumier) pour la cuisson des aliments, avec des conséquences dévastatrices pour la santé et l’environnement. Il est estimé que l’utilisation de combustibles de cuisson traditionnels coûte 2400 milliards de dollars par an à la richesse mondiale en raison des problèmes de santé, de la perte de productivité et des dommages causés par le changement climatique.

Hector NAMMANGUE depuis Dubaï 

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