Les acteurs publics et privés se retrouvent cette semaine autour d’un enjeu devenu central : faire du secteur privé un moteur des investissements climato-résilients dans l’agriculture. L’atelier national de validation finale des stratégies d’engagement du secteur privé et de promotion des partenariats public-privé marque une étape décisive dans cette ambition.
Organisé dans le cadre d’un partenariat entre l’État togolais et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture au Togo (FAO), en collaboration avec le ministère en charge du Changement climatique et celui du Commerce et du Contrôle de la Qualité, cet atelier s’inscrit dans le projet de renforcement des capacités pour une gestion efficace des risques climatiques au Togo.
L’objectif est clair : créer les conditions d’une implication accrue du secteur privé dans la transition vers une agriculture durable et résiliente.
Pendant deux jours, les participants examinent notamment une étude de faisabilité économique des partenariats public-privé, analysent les axes stratégiques proposés et affinent les plans d’actions destinés à répondre aux défis climatiques. Des recommandations concrètes sont également attendues à l’issue des travaux.
Au cœur des échanges, une conviction partagée : face à l’ampleur des impacts du changement climatique, l’action publique ne peut suffire à elle seule. Le secteur privé apparaît désormais comme un levier essentiel pour mobiliser les investissements, stimuler l’innovation et accélérer la diffusion de solutions adaptées, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la foresterie.
Le représentant de la FAO, Djiwa Oyétoundé, a d’ailleurs insisté sur cette évolution. Selon lui, la lutte contre le changement climatique dépasse désormais le cadre des politiques publiques. Il a souligné l’existence d’opportunités de financement à l’échelle mondiale permettant aux acteurs privés d’accéder à des ressources pour développer des solutions innovantes face aux défis climatiques.
De son côté, Mensah Koffi Vinyo, directeur de cabinet du ministre délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité, a rappelé que les stratégies soumises à validation sont le fruit d’un processus participatif impliquant administrations et acteurs économiques. Il a également mis en avant la nécessité d’une transformation profonde des modes de production et de consommation au Togo.
Dans ce contexte, le partenariat public-privé s’impose comme une réponse structurante. Il permet non seulement de mutualiser les ressources, mais aussi de renforcer l’efficacité des actions engagées pour bâtir une agriculture capable de résister aux chocs climatiques.
À travers cet atelier, le Togo pose ainsi les bases d’un nouveau modèle de développement agricole, où l’État et le secteur privé avancent de concert pour répondre à l’urgence climatique et garantir la sécurité alimentaire des populations.





