FESMA 2026 : des restaurateurs renforcent leurs compétences en gestion et hygiène

Des restaurateurs et acteurs du service traiteur sont en formation à Lomé depuis ce lundi 10 août 2026 et ceci pour trois jours. Cette formation qui porte notamment sur le développement et la gestion d’un business culinaire, ainsi que sur l’hygiène et la sécurité alimentaire, s’inscrit dans le cadre de la cinquième édition du Festival international La Marmite (FESMA), prévue du 12 au 16 août 2026.

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Le secteur de la restauration et du service traiteur connaît une croissance ces dernières années, avec notamment l’évolution des modes de consommation et l’urbanisation. Malgré cette dynamique, de nombreux professionnels évoluent encore dans l’informel et peinent à pérenniser leurs activités.

Pour Jean-Paul Agboh-Ahouélébé, Commissaire général du FESMA, la professionnalisation constitue l’un des principaux défis du secteur.  « La plupart de ceux qui exercent dans ce secteur d’activité sont plutôt dans l’informel », souligne-t-il.

Jean-Paul Agboh-Ahouélébé, Commissaire général du FESMA

À cela s’ajoute la difficulté de maintenir les entreprises sur la durée. « Beaucoup ouvrent leur restaurant ou leur maquis, mais cessent leur activité au bout de quelques mois », constate-t-il.

La formation vise ainsi à renforcer les capacités des professionnels sur les aspects essentiels à la gestion d’une activité de restauration. Les participants apprendront notamment à mieux développer et gérer leur activité, ainsi qu’à élaborer un business plan culinaire.

« Pour nous, la formation est essentielle si nous voulons véritablement que chaque acteur de la chaîne participe effectivement au développement économique de notre pays et que les acteurs s’insèrent mieux dans le tissu socio-économique », affirme le commissaire général du FESMA.

Au-delà de la gestion, la formation aborde également l’hygiène et la sécurité alimentaire. C’est par ce module que la formation a démarré ce lundi, avec des enseignements théoriques et des exercices pratiques.

Les participants ont notamment appris à identifier les risques de contamination et à adopter les bonnes pratiques pour préserver la qualité des aliments. « Les bonnes pratiques d’hygiène permettent de limiter au maximum les risques de contamination et les dangers qui se trouvent dans les aliments et qui peuvent créer une maladie chez le consommateur », explique le formateur Eyawèlong Awesso, ingénieur en hygiène alimentaire.

Vue des participants lors de l’atelier sur l’hygiène

Un manquement peut avoir des conséquences sanitaires, mais aussi économiques. Un client malade peut perdre confiance dans un établissement et ne plus y retourner, avec des répercussions sur son activité.

Les professionnels doivent également respecter les exigences réglementaires en vigueur. « Dans tout pays, il y a des réglementations pour protéger la santé des consommateurs. En respectant les règles d’hygiène, on respecte aussi les exigences de l’État », rappelle-t-il.

Pour les participants, l’enjeu est désormais de transformer ces acquis en pratiques concrètes. « Quand on part d’ici, avec tout ce qu’on a appris, il faut commencer à chercher du matériel. Il faut reformer le personnel et réinvestir tout ce qu’on a appris directement auprès des employés » témoigne Loretta Mensah.

Prévue sur trois jours, cette formation organisée dans le cadre du FESMA vise ainsi à renforcer les compétences des professionnels de la restauration et du service traiteur, de la gestion de leurs activités aux exigences d’hygiène et de sécurité alimentaire.

Par Akissa Yotou-Assenouwe

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