COP30 : une première semaine sous tension, les décisions clés renvoyées aux ministres

La première semaine de la COP30 à Belém, au Brésil, s’est achevée dans un climat de fortes divergences entre pays développés et pays en développement, notamment sur les questions du financement et du commerce.

vert-togo2
vert-togo

Alors que ce rendez-vous devait permettre de consolider les mécanismes d’application de l’Accord de Paris, la plupart des dossiers sensibles ont été reportés à la deuxième semaine, où les ministres devront trancher.

 Parmi les discussions les plus importantes figurait le Bilan mondial (Global Stocktake GST). Les pays en développement, réunis dans le G77 + Chine, sont arrivés aux négociations avec une demande claire : centrer les travaux sur l’écart de mise en œuvre, en particulier sur la fourniture du financement climatique promis par les pays industrialisés.

Ils souhaitent que le « Dialogue des Émirats » un exercice annuel issu du GST1 conclu à la COP28 soit principalement consacré à cette question. De leur côté, les pays développés, menés par l’Union européenne et le Japon, s’opposent à cette approche ciblée.

Ils défendent une vision beaucoup plus large du dialogue, qu’ils veulent global et équilibré, couvrant l’atténuation, l’adaptation et les moyens de mise en œuvre, sans privilégier un seul volet. Face à ces positions irréconciliables, aucun accord n’a été trouvé à la fin de la première semaine.

Le texte transmis aux ministres pour la suite du sommet contient encore de nombreux paragraphes entre crochets, illustrant l’ampleur des désaccords. La deuxième semaine s’ouvre donc avec des arbitrages politiques cruciaux en suspens, alors que Belém devient le théâtre d’une bataille diplomatique déterminante pour le futur de l’action climatique mondiale.

Par Hector NAMMANGUE depuis Belém pour Vert-Togo

- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

lire la suite

Articles récents