À quelques semaines de la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30) sur le climat, prévue à Belém, au Brésil, le Togo prépare activement sa participation. Ce jeudi 30 octobre 2025, le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique a réuni, à Lomé, les acteurs nationaux autour d’un atelier de préparation.
L’objectif de cette rencontre est de définir les priorités du pays et d’affiner la feuille de route togolaise avant ce grand rendez-vous international.
La COP30 s’annonce comme une étape décisive. Dix ans après la signature de l’Accord de Paris, les États sont appelés à dresser le bilan des actions menées pour limiter le réchauffement climatique.

Selon Mme Méry Yaou, Directrice de l’Environnement, le Togo entend bien faire valoir ses engagements. « Depuis le lancement de l’Accord de Paris, chaque pays s’est doté de contributions déterminées au niveau national (CDN), qui constituent des engagements concrets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour le Togo, il s’agira de présenter ces priorités aux partenaires techniques et financiers afin de mobiliser des ressources pour renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes », a-t-elle expliqué.
Cette COP, la première du genre organisée dans la région amazonienne, s’annonce comme une COP de l’action, selon Dr Djiwa Oyétoundé, chargé du bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO-Togo), représentant le Système des Nations unies au Togo. « Ce n’est pas une COP de nouvelles résolutions, mais une COP du concret. Il faut désormais parler financements, adaptation et mobilisation collective pour combler les écarts », a-t-il insisté.
Pour le Togo, la conférence représente également une occasion de tisser de nouveaux partenariats et de plaider pour davantage de financements en faveur des pays les plus vulnérables.
Le Système des Nations unies accompagne d’ailleurs la délégation togolaise en finançant la participation d’une dizaine de représentants et en mettant à sa disposition un pavillon national à Belém.
À travers cette mobilisation, le pays entend faire entendre sa voix et défendre une cause essentielle : accélérer la transition vers une économie verte et résiliente, dans un contexte mondial où l’urgence climatique ne cesse de s’intensifier.
Par Akissa Yotou ASSENOUWE





