Depuis 2018, le Togo a pris une diversité de dispositions légales visant une amélioration du secteur énergétique. C’est ainsi que la loi 2018 – 010 du 24 juillet 2018 relative à la promotion de la production de l’électricité à base des sources d’énergies renouvelables au Togo et Schéma National d’électrification (2018), donnent une part belle à l’énergie renouvelable et donc protectrice de l’environnement.
L’ensemble des projets s’arrimant à ces lois et politiques ont contribué à l’amélioration de l’accès à l’électricité dans les zones rurales à en croire les données disponibles sur le site officiel de l’Agence Togolaise d’Electrification Rurale et des Energies Renouvelables (AT2ER).
Cependant dans les zones urbaines et semi-urbaines, il est noté que le phénomène des « araignées » ou branchements illégaux restes légion.
Ces branchements pirates font perdre chaque année à la Compagnie Énergie Électrique du Togo des milliards, apprend – on.
Le phénomène n’est pas sans danger puisqu’il occasionne également des dégâts considérables que ce soit sur le plan humain que sur le plan environnemental.
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Pour faire face à cette réalité, le Dr. ANOUMOU Kouassi Rodolphe, docteur en sociologie urbaine, propose une approche basée sur la justice socio-spatiale pour favoriser l’accès universel à l’électricité soucieux de la protection de l’environnement.
Cette proposition , le chercheur l’a rendu public lors de sa soutenance de thèse sur le thème « Justice spatiale et accès à l’électricité : regard croisé entre le greater Accra et le grand Lomé », le mercredi 21 juillet 2021 à l’Université de Lomé.
Questionnant le non-accès à l’électricité en particulier le phénomène « araignée », le jeune chercheur répond que les branchements illicites présentent pour les usagers des risques d’intempérie et des pertes d’énergie pour les compagnies électrique de production d’énergie électrique.
Parlant du grand Lomé, il mentionne les risques d’incendie et d’électrocution en saison pluvieuse auxquelles s’exposent les usagers illicites.
Pour l’auteur , ces risques sont courus par les résidents non pas seulement pour des raisons économiques mais aussi par déficit organisationnel et informationnel.
La loi du 24 juillet 2018 a favorisé l’installation d’une diversité de structure intervenant dans le domaine des énergies renouvelables. Ces derniers mettent à la disposition de leur clientèle une diversité d’offres et d’opportunités de paiement pour faciliter l’accès à l’énergie électrique.
Ces structures couvrent l’ensemble du territoire du grand Lomé. Ce qui n’est pas le cas du réseau officiel de la CEET (Anoumou R., 2021, p. 261).
Au regard de ce fait et dans le souci d’amenuiser l’inégal accès à l’électricité tout en faisant la promotion des énergies renouvelables, Dr. ANOUMOU Kouassi Rodolphe propose une gestion partagée basée sur le budget participatif et un mécanisme informationnel (LETRIKI) pour favoriser un accès équitable à l’électricité dans les villes étalées en particulier grand Lomé.
Cette proposition vient en appui au Schéma National d’électrification au Togo et met en avant les énergies renouvelables.
Il faut noter qu’a la COP26 31 octobre 2021 au 12 novembre 2021 derniers, les décideurs du monde entier se sont retrouvés à Glasgow en Ecosse à l’occasion de la 26ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatique (COP 26). Moulte sujets ont été abordés au cours de ce rendez-vous. La délégation togolaise à cette rencontre mondiale n’a cessé de mettre en avant les atouts de son secteur énergétique depuis quelques années
La rédaction





