A travers le projet R4C, l’association RVT veut restaurer quatre hectares des berges du fleuve Zio

Chaque saison des pluies, le littoral togolais, notamment le fleuve Zio, subit des inondations dévastatrices menaçant les populations riveraines ainsi que la faune et la flore locales. Les berges du fleuve Zio, en particulier, voient leurs écosystèmes de forêts galeries disparaître, aggravant la situation. Les inondations entraînent également la dégradation des berges, la destruction des cultures de maïs et de produits maraîchers, l’endettement des productrices, et la diminution des terres cultivables, menaçant ainsi la subsistance des communautés locales.

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Face à ces défis, l’association Reboisons Vite le Togo (RVT) à travers le projet « Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) » veut restaurer quatre hectares des berges du fleuve Zio. Le lancement de la dite activité s’est déroulé ce vendredi 5 juillet à Tohounganou dans le canton de Togblécopé.

Le projet de restauration des berges du fleuve Zio ambitionne d’appuyer les populations locales dans la restauration et la valorisation de ces berges, contribuant ainsi à la protection de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie des communautés affectées.

Sébastien Balouki, président de l’association RVT

Sébastien Balouki, président de l’association RVT, a souligné l’importance de ce projet. « C’est un constat qu’on a fait depuis la nuit des temps, nos parents vivaient aisément avec leur forêt. Quand on regarde le fleuve Zio, ces dix dernières années on assiste à des inondations, les crues, qui commencent et qui créent des problèmes très marginaux par rapport à nos populations », a-t-il déclaré. Il a expliqué que la disparition des forêts galeries autour des berges est la principale cause de ces débordements, entraînant la perte de cultures maraîchères, d’habitats et de biodiversité.

Ce projet, soutenu par le ministère de l’Environnement et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) avec l’appui technique de la FAO, vise à remédier à ces problèmes en reboisant les berges avec des essences naturelles et à croissance rapide.

La méthodologie du projet repose sur la participation active des populations locales et l’implication des autorités traditionnelles et publiques. La responsabilisation des communautés à chaque étape est cruciale pour leur appropriation du projet. Lors du lancement officiel, un résumé du projet sera présenté aux participants, et les autorités locales procéderont à une cérémonie symbolique de plantation pour marquer le début des activités. Cette approche participative vise à instaurer une prise de conscience collective de l’importance de la résilience climatique et de la protection des berges du fleuve Zio.

En plus du reboisement, le projet renforcera les capacités des femmes maraîchères et des jeunes en matière de maraîchage bio, tout en protégeant les berges et les plantes reboisées.

« Le souhait encore de la population c’est d’introduire les essences fruitières. Et ça va de soi parce que ça fait aussi partie de la biodiversité », a ajouté Balouki. Le projet, d’une durée d’un an, ambitionne ainsi de créer un impact durable sur l’environnement et les moyens de subsistance des communautés riveraines du fleuve Zio.

Le chef canton de Togblécopé, Togbui Victor Hola Dra-Kpodo IV, a remercié les partenaires techniques comme financiers pour les efforts consentis dans la commune. Il a indiqué que ce projet va soulager la population de Togblécopé face au manque d’arbres fruitiers et résoudre le problème de la dégradation des berges.

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