À Aného, sur le littoral togolais, les mangroves ne sont pas de simples formations végétales. Elles représentent un capital naturel stratégique pour le pays et, plus largement, pour l’ensemble des États du Golfe de Guinée. C’est ce qu’a affirmé Coumba D. Sow, Coordonnatrice résidente et Représentante du Secrétaire général des Nations Unies au Togo, mettant en lumière l’importance de ces écosystèmes dans les dynamiques de développement durable.
Selon elle, les mangroves jouent un rôle déterminant dans la protection du littoral face à l’érosion et aux effets du changement climatique, contribuant ainsi aux objectifs de développement durable liés à l’action climatique. Elles participent également à la conservation de la biodiversité marine et côtière, tout en soutenant la durabilité des systèmes agroalimentaires dans les zones côtières.
Au-delà de leur fonction écologique, ces écosystèmes constituent une source essentielle de revenus pour les populations locales. À Aného, de nombreuses communautés dépendent directement des ressources lagunaires pour leur subsistance. La pêche artisanale, notamment la collecte de crabes et d’huîtres, ainsi que d’autres activités connexes, y occupe une place centrale dans l’économie locale.
Face à ces enjeux, le système des Nations Unies accompagne le Togo dans ses efforts de préservation et de valorisation des mangroves. L’UNESCO, à travers ses programmes scientifiques et ses réserves de biosphère, œuvre à la promotion d’une gouvernance intégrée conciliant la conservation de la nature et le développement humain. De son côté, la FAO appuie les initiatives visant une gestion durable des ressources halieutiques et la restauration des écosystèmes côtiers.
À travers ces actions concertées, les mangroves apparaissent comme un pilier essentiel pour renforcer la résilience des territoires côtiers togolais, tout en offrant des perspectives durables aux communautés qui en dépendent.





