Du 17 au 20 septembre 2025, Lomé a accueilli un atelier régional de formation dans le cadre du projet REWARD (Restoring Ecosystems and Water Resources in the Volta Bassin) , initiative stratégique pour la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes du bassin de la Volta.

Porté par le PNUE-DHI (Copenhague) en partenariat avec l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), l’événement a rassemblé des experts, décideurs, techniciens et représentants institutionnels des six pays membres du bassin de la Volta.
Une coopération renforcée face aux défis du changement climatique
Présidant les travaux, Gerard Zongo, de la Direction Générale des ressources en eau au Burkina Faso , a rappelé les enjeux partagés par les pays du bassin : « Le bassin de la Volta fait face à des difficultés croissantes, notamment liées aux effets des changements climatiques. La mise en place d’un outil d’aide à la décision (OAD) permet de planifier les investissements, gérer les barrages, anticiper les usages de l’eau, et éviter les conflits entre pays en amont et en aval. Cet outil est crucial pour satisfaire tous les usagers, comme ceux de l’hydroélectricité au Burkina, au Ghana, ou au Togo. »
L’atelier a permis d’explorer en profondeur le modèle hydrologique Mike Hydro-Basin, outil de modélisation avancé conçu pour simuler les ressources en eau, identifier les usages, et évaluer les impacts des choix de planification.
Des outils pour planifier, prévenir et mieux gouverner
Les participants ont également été formés à l’outil d’aide à la décision (OAD), en cours de développement, permettant d’anticiper les impacts d’infrastructures ou d’aménagements (barrages, zones d’irrigation, etc.) sur l’équilibre hydrique du bassin.

Isis Olivier, consultante PNUD/DHI, a précisé l’approche : « Nous avons conduit une formation approfondie autour du modèle Mike Hydro-Basin et présenté un outil de planification stratégique destiné aux décideurs politiques. Les retours des participants ont été riches, et seront intégrés pour améliorer l’utilité des outils dans le contexte réel du bassin. »
L’atelier a aussi abordé deux axes stratégiques complémentaires : La mise en place d’un système d’alerte précoce à la sécheresse, pour anticiper les crises climatiques et adapter les usages.
Le renforcement de l’Observatoire du Bassin de la Volta, pour améliorer la collecte, le traitement et le partage des données au service des politiques publiques.
Les répondants nationaux au cœur du système d’information
Dans cette dynamique, le rôle des répondants nationaux est apparu comme clé pour alimenter l’ABV en données fiables, comme l’a souligné le Dr Dibi Millogo, lors de son intervention :

« Il y a des répondants au niveau de chaque pays, et il est important que ces acteurs soient aussi informés, aussi formés pour pouvoir transmettre les données à l’ABV, qui les traite et les redistribue aux États selon les besoins. C’est exactement ce que nous avons appris pendant ces quatre jours, aux côtés des experts et de la direction exécutive. »
La présence de la Direction exécutive de l’ABV tout au long de l’atelier a permis de valider les échanges techniques et d’orienter les discussions vers des perspectives de gouvernance partagée plus opérationnelles.
Ce rendez-vous de Lomé marque une étape stratégique dans la mise en œuvre du projet REWARD , en posant les bases d’une coopération régionale outillée, informée et inclusive. Il prépare le terrain pour le dernier atelier prévu en 2026, où sera présenté un troisième outil d’aide à la décision, venant compléter l’arsenal disponible pour gérer, anticiper, et planifier les usages dans le bassin de la Volta.





