L’harmattan, ce vent sec chargé de poussière venu du Sahara, peut avoir un impact insidieux sur les activités maraîchères au nord du Togo. Le directeur de l’Agence nationale de météorologie du Togo (ANAMET) , Dr Issaou Latifou, a mis en avant ce lundi à Adetikopé (15 km du Centre-ville au nord de Lomé) les conséquences néfastes de ce phénomène sur les cultures.
L’harmattan, qui souffle entre novembre et mars, apporte non seulement une sécheresse intense, mais aussi une quantité importante de poussière qui peut se déposer sur les cultures.
Cette poussière peut obstruer les stomates des plantes, entravant ainsi leur capacité à photosynthétiser et à se développer normalement. De plus, cette sécheresse combinée à la poussière peut affecter la qualité des sols, rendant la tâche des agriculteurs encore plus ardue.
Les préoccupations de l’ANAMET
Le directeur de l’ANAMET a exprimé une préoccupation croissante concernant l’impact de l’harmattan sur l’agriculture maraîchère. Les observations météorologiques indiquent une augmentation de la fréquence et de l’intensité de ce phénomène, ce qui pousse les agriculteurs à faire face à des défis supplémentaires pour maintenir leurs cultures en bonne santé.
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« Les activités agricoles sont en période de latence. C’est seulement les activités génératrices de revenus telles que les maraîchages qui sont en vogue actuellement dans le Nord du Togo. Donc la conséquence est que les fines particules de poussière en suspension de l’air peuvent impacter un peu le développement des plantes au niveau des maraîchages. », explique t-il à Vert-Togo.
Selon lui, il est impératif d’élaborer des stratégies adaptées pour atténuer ces effets négatifs.
Besoin de solutions adaptées
Face à cette réalité, il devient essentiel de mettre en place des mesures de prévention et d’atténuation pour aider les agriculteurs à protéger leurs cultures contre les effets néfastes de l’harmattan. Cela pourrait inclure des pratiques agricoles spécifiques, des aménagements pour protéger les cultures, ainsi que des programmes de sensibilisation pour informer les agriculteurs sur la meilleure façon de faire face à ces conditions météorologiques adverses.





