Le docteur-ingénieur Senanou Gbafa a indiqué que pour plusieurs raisons, il est compliqué de drainer les eaux pluviales en se basant sur l’ancien plan directeur qui date de 2004 et qui ne prend pas en compte certains quartiers de Lomé. Apprend-on
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Et de lancer « Le cordon littoral est un peu haut. Ensuite, la zone lagunaire a des côtes plus basses que celles de la mer. Et enfin, il y a la zone des plateaux où les pentes sont multidimensionnelles. »
Et d’expliquer « C’est compliqué de drainer les eaux pluviales. Lorsqu’on draine un coin, on rencontre une montée avant de redescendre, ce qui fait qu’à chaque pluie, les eaux se retrouvent dans les bassins topographiques que la ville présente. L’ancien plan veut faire des bassins de rétention qui ont été faits suivant des projections de pluie. Nous avons trouvé dans notre plan de travail que ce n’était pas normal. Quand on utilise la hauteur de pluie, on doit aussi utiliser les intensités de pluie. Du coup, on comprend pourquoi à chaque pluie, les bassins sont remplis. »
Il souligne que les bassins ne doivent pas être pompés, car à Lomé, lorsqu’il y a une grande pluie, il y a automatiquement une coupure de courant. Du coup, les groupes électrogènes ne fonctionnent pas. « Cette solution n’est pas adaptée.
Pour solutionner cela, l’ingénieur propose des stations de relevage.
« Dès que l’eau monte, elle part. Nous sommes allés plus loin. Les populations construisent les maisons avant que le réseau routier n’arrive. Nous avons anticipé pour voir les zones à habiter et quels sont les ouvrages d’assainissement qu’il faut prévoir. Il faut exproprier certaines zones pour montrer aux populations que ce n’est pas sur 2 lots qu’on érige des bassins mais sur des hectares. »
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Par ailleurs, le docteur Senanou-gbafa est le porteur de la découverte scientifique issue des résultats d’une thèse soutenue en mars 2019, qui va permettre de mettre fin à la série des inondations dans la capitale togolaise. Une thèse qui propose un nouveau plan directeur de 787 milliards qui va permettre au Grand Lomé de rompre définitivement avec la phase des inondations. Une projection qui va jusqu’en 2100.





