Le ministère de l’environnement et des ressources forestières à travers la Direction Générale de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) dans le cadre du projet de Renforcement de la résilience aux changements climatiques des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) organise depuis lundi à Tsévié un atelier de validation national des rapports d’évaluation de la vulnérabilité au changement climatique des filières manioc, poisson et ovins, caprins pour trois jours.
Au cours de cet atelier de validation national des rapports d’évaluation de la vulnérabilité au changement climatique , Dr Sinandja Alex, Agro météorologue sur le projet de Renforcement de la résilience aux changements climatiques des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) a exposé les défis rencontrés par la filière manioc au Togo et proposé des plans d’adaptation.
Ces résultats qui s’inscrivent dans le cadre du projet de Renforcement de la résilience aux changements climatiques des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) à travers la composante 3 mettent en lumière les problèmes climatiques auxquels sont confrontés les acteurs de cette filière et les solutions envisagées pour y faire face.
Selon Dr Sinandja Alex, les principales difficultés identifiées comprennent le retard du début des saisons, la variabilité accrue des précipitations et l’augmentation des températures, entraînant une baisse des rendements pour les producteurs de manioc.

Pour faire face à ces défis, le chercheur a proposé des plans d’adaptation, tels que le décalage du calendrier de plantation, l’utilisation de variétés résistantes à la sécheresse et l’adoption de pratiques agricoles durables.
« Dans le cadre du projet de Renforcement de la résilience aux changements climatiques des communautés côtières du Togo une composante majeure est dédiée à l’augmentation de la productivité agricole, avec une attention particulière portée sur des filières stratégiques telles que le manioc, l’élevage ovin et caprin, ainsi que la pêche. Entant que consultant spécialisé dans la filière manioc au sein de ce projet, nous avons évalué les différents maillons de la filière manioc, à savoir la production, la transformation et la commercialisation. Nous avons également identifié les principaux défis rencontrés par les acteurs agricoles. Parmi ceux-ci, le retard du début des saisons, la variabilité accrue des précipitations et l’augmentation des températures ont été signalés comme des facteurs préoccupants. En conséquence, les producteurs de manioc ont observé une baisse des rendements, les incitant à augmenter la surface cultivée pour compenser cette diminution. »,a-t-il expliqué.
Aussi a-t-il proposé aux agriculteurs diverses stratégies d’adaptation, telles que l’utilisation de variétés de manioc résistantes à la sécheresse et la mise en œuvre de pratiques agricoles durables.
« En intégrant ces mesures d’adaptation avec une approche écosystémique, les producteurs peuvent non seulement améliorer leurs rendements, mais aussi contribuer à la préservation des écosystèmes locaux. »,précise t-il.
Pour le Coordonnateur national du Projet R4C,Ditorgue BAKABIMA ,cet atelier a pour but de consigner les apports des participants mais surtout appréhender le plan d’adaptation au changement climatique de la filière manioc . Ce plan s’appuie sur un ensemble d’éléments de synthèse documentaire mais aussi d’un processus participatif avec les acteurs de la filière.
Grâce à cette intégration avec une approche écosystémique, les producteurs peuvent non seulement améliorer leurs rendements, mais aussi contribuer à la préservation des écosystèmes locaux. Ces résultats soulignent l’importance d’une réponse coordonnée et orientée vers l’action pour renforcer la résilience de la filière manioc face aux défis du changement climatique.





