Les terres de la localité de Goumoukopé, située dans la préfecture des Lacs au Togo sont dégradées par les activités humaines. Plus de 10 hectares de terres autrefois fertiles sont aujourd’hui impropres à l’agriculture, entraînant la disparition progressive de nombreuses espèces animales et végétales et aggravant les impacts socio-économiques sur les populations locales, en particulier les femmes et les jeunes.
Cette situation se conjugue avec les effets du changement climatique, notamment l’érosion côtière et la hausse des températures, renforçant la vulnérabilité déjà élevée de la communauté.
Dans le cadre du projet R4C-TOGO, financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à travers l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’ONG AGED-TOGO a initié en 2024 une première phase de restauration écologique. Plus de 1 200 cocotiers ont été plantés sur 3 hectares, avec l’installation d’un système innovant d’arrosage permanent visant à favoriser leur croissance dans un milieu soumis à des pressions environnementales extrêmes.

En parallèle, plus de 50 femmes mareyeuses et maraîchères ont renforcé leurs capacités à travers des formations en entrepreneuriat, marketing et recherche de marchés, assorties d’un appui en matériel pour dynamiser leurs activités génératrices de revenus.
Fort de ces résultats encourageants, une deuxième phase vient d’être lancée à Goumoukopé ce mardi 18 novembre 2025. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités locales, notamment le Représentant du Maire de la Commune Lacs 3, M. AGONGO Mawoulé, dont la participation témoigne de l’engagement de la collectivité territoriale en faveur de l’adaptation climatique. Les chefs traditionnels et les services techniques déconcentrés ont également marqué leur soutien aux côtés de la communauté.

Dans son discours, la Directrice exécutive d’AGED-TOGO, Madame Solange ADJIVON-TODJRO, a exprimé sa fierté et la détermination de l’organisation à aller plus loin : « Nous pouvons célébrer aujourd’hui la restauration de 3 hectares de terres dégradées et l’amélioration du bien-être économique de dizaines de femmes. Grâce à cette deuxième phase, nous allons désormais porter la superficie restaurée à 6 hectares sur la plage, avec plus de 2 500 plants de cocotiers, tout en renforçant la résilience économique de plus de 70 femmes, grâce à des formations pratiques en techniques agricoles durables et un accompagnement continu. »
Elle a également souligné que le projet s’inscrit pleinement dans les ambitions nationales en matière de lutte contre les changements climatiques : « Cette initiative cadre avec la Feuille de route 2030 du gouvernement togolais et les CDN révisées de notre pays dans le cadre de l’Accord de Paris. Restaurer nos terres et protéger nos écosystèmes est un défi mondial et local, qui exige un engagement collectif. »
Au-delà de la revitalisation écologique, le projet R4C-TOGO constitue un puissant levier de transformation sociale. La restauration du couvert végétal contribuera à réduire l’érosion côtière, à améliorer la fertilité du sol et à renforcer les services écosystémiques essentiels à la survie de la communauté. En même temps, l’autonomisation économique des femmes et des jeunes permettra de lutter durablement contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
La Directrice exécutive a renouvelé ses remerciements à la coordination nationale du projet R4C-TOGO représenté à ce lancement par l’expert en communication et en gestion des connaissances Frédéric Kodjo LIASSIDJI.
Elle s’est réjoui de la confiance accordée à AGED-TOGO, tout en saluant la mobilisation du Maire de la commune Lacs 3, des chefs traditionnels et de toutes les autorités locales.
Elle a aussi exprimé sa reconnaissance à la communauté de Goumoukopé, dont l’engagement et la collaboration sont les clés du succès de cette initiative.
Grâce au soutien du projet R4C-TOGO, Goumoukopé ouvre la voie à une restauration écologique participative réussie et à une résilience locale renforcée face aux défis climatiques. Une dynamique prometteuse appelée à inspirer d’autres communautés du Togo confrontées aux mêmes enjeux environnementaux.





