PALCC+ : Le secteur privé togolais mobilisé pour la décarbonation et l’adaptation au changement climatique

Démarrée le lundi 16 juin 2025 à Lomé, en marge de la Quinzaine de l’Environnement et du Développement Durable (QEDD 2025), la conférence d’échanges stratégiques initiée par la coordination du Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique, la protection de la biodiversité et l’agroécologie (PALCC+) s’est achevée ce jeudi 19 juin sur un appel fort à l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

vert-togo2
vert-togo

Axée sur les enjeux climatiques, la gestion durable des forêts et la préservation des aires protégées, cette rencontre a réuni environ 28 entreprises togolaises publiques et privées ainsi que des représentants de ministères sectoriels.

Objectif : renforcer la compréhension des mécanismes d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, et encourager leur appropriation par les acteurs économiques.

« Nous avons présenté les dispositions prises par le Togo pour permettre aux entreprises de s’engager efficacement dans les processus de décarbonation et de compensation carbone, ainsi que des modèles inspirants à l’international, comme ceux de Nestlé ou Microsoft, » a indiqué Atsri Honam, coordonnateur du PALCC+.

Selon lui, les entreprises doivent intégrer la durabilité, non seulement pour des raisons, éthiques, mais aussi pour sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement, limiter leurs risques économiques et accéder aux marchés financiers internationaux.

L’éthique et la transparence au cœur de la transition

 La conférence a également mis en lumière les défis liés à l’évaluation, à la réduction et à la compensation des émissions de gaz à effet de serre (GES). Atsri Honam a précisé que l’engagement des entreprises repose sur trois étapes clés :

-Réaliser le bilan carbone de leurs activités ;

-Mettre en œuvre des actions concrètes de réduction ;

-Compenser les émissions résiduelles, notamment en finançant des projets carbone.

Il a également insisté sur l’importance de la transparence dans la communication des données environnementales, condition indispensable pour accéder aux financements climatiques internationaux.

De la théorie à la pratique

Face aux effets croissants du changement climatique, notamment sur les filières agricoles comme le karité ou le cacao, certaines multinationales ont déjà pris des mesures concrètes. Nestlé, par exemple, finance des projets d’adaptation directement au sein de ses chaînes de valeur, contribuant ainsi à la résilience des producteurs et à la stabilité de ses approvisionnements.

Les participants lors des échanges

Le coordonnateur du PALCC+ invite les entreprises togolaises à s’inspirer de ces initiatives, y compris celles issues de secteurs a priori éloignés de l’agriculture, comme les télécommunications : « Même si certaines entreprises se sentent moins concernées, elles doivent comprendre que les risques climatiques sont transversaux. Leur résilience dépendra de leur engagement environnemental. »

La dernière journée de la conférence s’est conclue par un quiz environnemental, conçu pour tester les connaissances des participants sur la biodiversité. Plus de 50 personnes y ont pris part. Panla Koffi, biologiste environnementaliste au Secrétariat général du ministère de l’Environnement, a remporté le premier prix.

Il bénéficiera d’un accompagnement personnalisé du PALCC+, en reconnaissance de son expertise et pour encourager un engagement renforcé au sein de l’administration publique.

- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

lire la suite

Articles récents