Le deuxième rapport sur l’objectif des 100 milliards de dollars sera présenté lors de la COP29 à Bakou à Azerbaïdjan. C’est ce qu’a affirmé Tosi Mpanu-Mpanu, le négociateur de la République Démocratique du Congo (RDC) ce mardi , lors de l’atelier virtuel de pré décryptage des résultats de la CdP28 sur le climat de Dubaï aux Émirats Arabes Unis.
Selon ses explications, les pays en développement appellent à un chiffre basé sur les besoins réels plutôt que sur des chiffres politiques. La question de l’article 2.1 a été suspendue, poursuit-il, tout en indiquant : « Il faut une cohérence entre les politiques financières et les objectifs de l’accord de Paris. Bien que cette discussion ait été renvoyée au comité permanent du financement, de nombreux pays développés souhaitent lui accorder plus d’importance. »
Aussi précise-t-il : « Le nouvel objectif quantifié c’est celui qui doit être adopté en 2025, où les pays en développement disent qu’on ne veut plus d’un chiffre rond, un chiffre politique comme des 100 milliards, on veut d’un chiffre qui soit vraiment basé sur les besoins. »
Un appel à une réforme de l’architecture financière
Le négociateur de la République Démocratique du Congo n’a pas manqué de toucher du doigt la réforme de l’architecture financière. Un point qui a été également mis en lumière à Dubaï avec pour but de mieux répondre aux besoins en matière de climat.
Les discussions au cours de l’atelier virtuel ont porté sur l’utilisation de nouveaux instruments, y compris la fiscalité, pour mobiliser des financements supplémentaires. Malgré les appels à accroître les financements pour l’adaptation, le rapport n’a pas abouti à de nouvelles actions concrètes sur le sujet. Cependant, il est largement reconnu que des efforts considérables seront nécessaires pour répondre aux besoins croissants en matière d’adaptation au changement climatique.





