Tels sont les mots d’exhortation à l’endroit des jeunes lancés par Yacine Diop, Directrice Exécutive de Speak Up Africa lors de la table ronde sur la « Résilience en matière de santé et de climat en Afrique » tenue ce mercredi 23 octobre à Dakar au Sénégal.
Selon elle, l’Afrique est aujourd’hui en première ligne des effets dévastateurs du changement climatique sur la santé. Avec plus de 90 % de la charge mondiale du paludisme concentrée sur le continent et l’augmentation des maladies tropicales négligées, la crise climatique exacerbe des problèmes de santé publique déjà accablants.
Mme Djibo a notamment souligné que « le réchauffement climatique pourrait exposer jusqu’à 62 millions de personnes supplémentaires au paludisme d’ici 2030 ». Il est donc crucial de renforcer les systèmes de santé pour faire face à ces nouveaux défis.
Aussi a-t-elle insisté sur l’importance d’intégrer les jeunes et les femmes dans la recherche de solutions, non seulement comme bénéficiaires mais comme acteurs à part entière. « Ce sont eux qui, au quotidien, dans les communautés rurales, apportent des solutions concrètes et immédiates face aux changements climatiques. Leur implication doit être au cœur de la mise en œuvre des stratégies de résilience. » a-t-elle déclaré.
L’une des conclusions fortes de la table ronde est que, bien que des progrès aient été réalisés, notamment lors de la COP 28 avec l’engagement d’un milliard de dollars pour le climat et la santé, cela reste largement insuffisant.
Soutenant que moins de 0,5 % du financement climatique mondial est actuellement alloué à la santé. Une situation que Mme Djibo qualifie d’«inacceptable ».
Toutefois, la Directrice Exécutive de Speak Up Africa reste optimiste et compte faire un plaidoyer fort pour que cette proportion soit significativement augmentée.
Le message clé de cette table ronde est clair : les femmes et les jeunes ne sont pas seulement des victimes des crises climatiques, mais des agents actifs du changement, capables de mener l’Afrique vers une plus grande résilience en matière de santé et de climat.
Par Hector NAMMANGUE depuis Dakar pour Vert-Togo





