La mise en œuvre de loi relative à la production, à la commercialisation et à la consommation des cigarettes et autres produits du tabac au Togo et qui ayant fait l’objet de cinq décrets d’application dont le décret N 2012-046/PR du 11 juillet 2012 portant interdiction de fumer dans les lieux publics a régressé depuis 2 ans. Cette régression fait du Togo actuellement sur le plan international l’un des mauvais élèves en la matière selon les classements de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Apprend-on du directeur exécutif de l’Alliance des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-TOGO), Fabrice Ebeh au cours d’un point de presse ce vendredi 30 mai, journée de commémoration de la lutte contre le tabac dans le monde.
Le premier responsable de l’Organisation de la Société Civile qui milite pour un Togo sans tabac, a indiqué que c’est depuis 2010, que le pays dispose de cette loi et pourtant il n’y a pas d’avancement positif qui est observé et donc le taux de prévalence du tabac est passé 8,5%, ce qui équivaut à plus de 600.000 togolais qui consomment le tabac nuisant ainsi à leur propre santé et celle des personnes exposées à la fumée.
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Il a donc attiré l’attention des autorités sur les impacts de la fumée qui constitue un polluant environnemental notoire, classé comme cancérogène de premier ordre (classe A) par l’United States Environnemental Protection Agency (Agence Américaine de Protection de l’Environnement.
« Quelqu’un qui fume le tabac inhale 15% du tabac et rejette 85% dans l’air au profit de son entourage. La fumée expirée par un fumeur est une autre forme de pollution atmosphérique qui entraîne des maladies respiratoires, le cancer du poumon et plusieurs autres maladies chez les adultes et les enfants. » lance t-il.
Avant de poursuivre « Et en cette journée marquant la lutte contre le tabac placée cette année autour du thème : tabac et Santé Pulmonaire, il faut que les autorités compétentes sachent que la consommation du tabac est un problème de santé majeure au Togo. Car un seul fumeur présente jusqu’à 22 fois plus de risques de contracter un cancer de poumon au cours de leur vie par rapport aux non-fumeurs. »
Par ailleurs, les experts de l’ OMS qui ont revu la législation du Togo en 2015 ont estimé qu’elle n’est pas conforme à la Convention-cadre de l’ OMS pour la Lutte Anti-Tabac (CCLAT) et ont exigé que la législation soit mise à jour en y intégrant les avertissements sanitaires avec images graphiques et 100% zones non-fumeurs.
Pour information , le tabagisme et l’exposition à la fumée du tabac détruisent plusieurs organes du corps, y compris les poumons. La fumée peut rester dans l’air jusqu’à cinq heures, et les particules cancérogènes contenues dans la fumée de tabac augmentent le risque pour les fumeurs et les non-fumeurs de développer plusieurs maladies dont : les cancers des poumons les cancers de l’œsophage, les cancers de la gorge et du larynx, les maladies respiratoires chroniques la tuberculose. Les espaces totalement non-fumeurs réduisent considérablement les toxines dans l’air et contribuent à une amélioration rapide et mesurable de la santé des travailleurs qui ont déjà été exposés à la fumée secondaire.
Hector N.





