C’est ce qu’a affirmé Issa Bado, Spécialiste de Programme Négociations Internationales Environnement et Développement Durable à l’IFDD, lors du lancement de l’atelier de formation à l’endroit des 200 femmes négociatrices du climat à Lomé.
A en croire,le Spécialiste de Programme Négociations Internationales Environnement et Développement Durable à l’IFDD, l’organe subsidiaire de l’OIF, est résolu à accroître la place et le rôle des femmes francophones lors des négociations internationales pour le climat.
Interrogé sur la cause de cet engagement noble, il estime que les femmes, qui représentent aujourd’hui 70% des 1,3 milliard de personnes vivant dans des conditions de pauvreté à l’échelle mondiale, sont parmi les plus vulnérables face aux changements climatiques.
Une raison valable pour l’IFDD de travailler à renforcer les compétences des femmes. « Les femmes peuvent agir efficacement à la promotion des méthodes d’adaptation et d’atténuation en prenant une part active au processus international de prise de décisions sur le climat. », a-t-il lancé.
Avant de préciser « les femmes sont dignes de confiance dans tout processus de négociation climatique. Ce que nous avons remarqué en premier, c’est l’impact de leur action, c’est que de plus en plus, les pays Africains francophones commencent à placer les femmes au sein de leur délégation. La deuxième chose, c’est que les femmes que nous formons, sont mieux préparées. Elles connaissent mieux les enjeux, et savent comment dans ces négociations, on place les priorités des femmes. »

Selon lui, il existe des décisions qui sont adoptées chaque année à cause de la contribution des femmes négociatrices du climat. « Nous avons beaucoup de décisions qui sont adoptées chaque année. Des décisions qui concernent par exemple les pertes et projets, c’est à dire le fait que dans chacun des pays, il y a des situations complexes. Donc il faut que le monde s’accorde sur la façon de compenser ces faits subis par les populations vulnérables. S’il y a des décisions qui sont adoptées chaque année à l’issue de conférences des partis, c’est une marque de la contribution des femmes à ces négociations. »,ajoute-t-il.
La formation qui se déroule cette semaine à Lomé vise le renforcement des capacités de 200 femmes, désignées par 23 pays membres de la Francophonie, afin de constituer un bassin d’actrices prêtes à œuvrer au développement de politiques nationales favorables à la lutte contre les changements climatiques et à intégrer, à terme, leur délégation lors des négociations sur le climat.
Ce programme d’apprentissage soutenu porte notamment sur les processus et acteurs des négociations sur les changements climatiques, les outils et bonnes pratiques de négociation, les enjeux prioritaires des négociations, les aptitudes et la pratique de négociation ainsi que les synergies en matière de préservation de la biodiversité et de la lutte contre les changements climatiques.





