Des éleveurs ont été outillés sur les techniques de démarrage des pintadeaux et la commercialisation des pintades et des poules locales en décembre dernier à Mango.
Cette formation portée par la Femme Africaine de Développement Avicole (FADA) avec l’appui de ses partenaires a permis d’apprendre aux participants des méthodes innovatrices de démarrage des pintadeaux et celles relatives à une meilleure gestion de l’environnement des volailles dans le but d’accroître la production et de disposer des débouchés pour leur écoulement.
Selon le responsable de la FADA, Assiongbon Folly , la région des savanes est réputée en matière d’élevage, mais celle-ci est toujours pratiquée de façon artisanale .
« Il urge d’inverser la tendance en donnant des outils nécessaires aux éleveurs afin de booster considérablement la production des pintadeaux et des poules et in fine améliorer leurs pouvoirs d’achat. » indique t-il.
Par ailleurs , beaucoup de facteurs influencent le type et le choix du logement pour protéger la volaille des effets du climat et des prédateurs. Ils comprennent les conditions météorologiques locales, l’espace disponible, la taille du troupeau et le système de gestion. En système extensif, les oiseaux doivent être protégés des maladies et des prédateurs, mais doivent également avoir la possibilité de picorer. Les clôtures traditionnelles de plantes vivaces pour grands animaux ne procurent pas une protection suffisante contre les prédateurs, tels serpents, oiseaux de proie, rats et autres animaux nuisibles.
Quelques solutions
Un moyen simple et efficace pour décourager les oiseaux de proie est de tirer à travers la surface principale de picorage des lignes de corde parallèles, dont les intervalles sont inférieurs à l’envergure des prédateurs ; alternativement, un filet de pêche peut être déployé sur des poteaux afin de couvrir les parcours vers lesquels s’abattent les prédateurs sur les poussins en train de picorer.
Des pièges et collets peuvent être installés pour les grands prédateurs. Il n’est pas nécessaire d’en installer autour de tous les enclos, car ces animaux ont tendance à revenir sur le lieu de leur attaque. Les pièges en acier peuvent être enduits de brou de noix ou d’une décoction de cabosses de cacao, à la fois pour les camoufler et les préserver de la rouille. Les pièges seront plus efficaces s’ils ne sont pas touchés à main nue, car la plupart des prédateurs ont un odorat très fin. Ils seront manipulés avec des bâtons, des gants de caoutchouc ou des pinces.
Les rats, mangoustes et serpents ne représentent un problème que pour les oiseaux de petite taille. Les rats pénètrent souvent à travers les sols en terre. Les premiers signes d’une attaque de rats est le regroupement inusuel de poussins apeurés blottis en dessous de l’éleveuse ou dans un coin ou la présence de cadavres de poussins portant des griffures sanguinolentes dans le cou. Les serpents tueront les poussins s’ils peuvent pénétrer dans le local d’élevage. Un hameçon à trois crochets installé dans le cadavre d’un poussin peut servir d’appât ; le serpent en ingurgitant l’oiseau va avaler l’hameçon et succomber. Les ouvertures dans et autour des portes et fenêtres, au travers desquelles les rats et serpents pourraient pénétrer seront obturées.
Des cages ou des paniers peuvent être utilisés pour abriter les mères poules et leurs poussins et ainsi réduire la mortalité due aux prédateurs, aux voleurs et à la pluie. Ces dispositifs permettent également de fournir séparément des compléments d’eau et d’aliments quoique les aliments habituellement déséquilibrés ainsi fournis supposent le maintien nécessaire du picorage.
Hector N





