Le Gouvernement Togolais compte ramener, les pertes d’eau qui étaient à 28% à 18%

Par rapport à la qualité et à la distribution de l’eau potable, des efforts restent à faire quand bien même qu’on note une bonne progression du taux de desserte. Dans la distribution de l’eau potable, le déficit doit être progressivement résorbé. L’Etat Togolais est conscient de cette situation et s’en charge.

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Aussi pour l’année 2022, le gouvernement compte ramener les pertes enregistrées sur le réseau de distribution d’eau potable de 28 à 18%.

Il veut également faire passer le niveau de mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE ) de 4% à 36% , faire passer la proportion des bassins hydriques transfrontaliers de 50% à 100% , accroître de 10% la proportion des Unités industrielles qui pratiquent le recyclage de l’eau porter le taux de desserte en eau potable de 55 à 74% en milieu rural, de 49 à 55%, en milieu semi urbain de 50 à 70% en milieu urbain , soit de 50% en 2015 à 68% sur le plan national , porter le taux de couverture en source d’eau améliorée dans les formations sanitaires de67% à 80% etc…

Des stratégies d’actions retenues

En vu de l’amélioration de l’accès à l’eau potable , les stratégies d’actions retenues portent sur le renforcement des capacités de production , de traitement et de distribution des ouvrages existants , la planification équitable des investissements en matière d’eau potable pour doter chaque région d’un plan directeur d’eau, adapter les outils et développer une stratégie d’approvisionnement en eau potable AEP ,la dotation du milieu rural semi-urbain et urbain d’infrastructure équitables et du service durable d’AEP , le renforcement des capacités de la société de patrimoine et d’affenage.

En plus des projets en cours et qui ciblent toutes les régions économiques, le gouvernement veut miser sur le renforcement considérable du taux de desserte en eau potable à Lomé à partir du projet de Sogakopé au Ghana, qui permettra au Togo de supposer de 160 000 m3 additionnels d’eau et de desservir toute la région maritime et même des plateaux.

Une couverture de l’eau réduite

Actuellement la situation de secteur de l’eau se caractérise par une couverture limitée par un faible investissement, une maintenance et une réparation déficiente et l’absence de rentabilité.

L’accès à l’eau potable est limité à 61,8% de la population 45,1% en zone rurale et 80,3% en zone urbaine selon l’enquête QUIBB 2015 avec des ressources mal connues et un système d’approvisionnement peu développé qui connait des carences de fonctionnement.

En milieu rural, les pompes à main gérées par des comités d’eau et en milieu semi-urbain, les forages et mini-adductions gérés par des associations d’usagers sont confrontées à un problème de maintenance et de réparation avec 2000 des 8000 forages ruraux en panne. A ce problème s’ajoute, les comités de maintenance qui ne fonctionnent pas.

En milieu urbain et périurbain ,on parle de la non- rentabilité structurelle et des difficultés d’accès aux moyens financiers qui plombent les investissements et les opérations la redevance de fermage de 72 francs CFA par m3 versée par la Togolaise des Eaux à la société de patrimoine en eau potable et assainissement en milieu urbain et semi-urbain SP-EAU qui déteint les réseaux ne permet pas à cette dernière de réaliser des investissements suffisants , les tarifs légaux de 350 francs CFA par m3 non révisés depuis 2001 ne couvrent plus les couts de revient de la Tde 600 francs CFA par m3.

Le recouvrement incomplet 72% sur les usagers du réseau de la Tde, le manque à gagner significatif avec de nombreux forages privés construits par des entreprises et l’inapplication du décret relatif à la redevance s’y ajoutent.
Au point ou entre temps, des ajustements tarifaires à la hausse sur le mètre cube d’eau avaient été étudiés pour maintenir l’équilibre financier de le Tde et de la SPM-EAU, sans l’aide de l’état.

Un nouveau modèle institutionnel a été mis en place en 2014 modèle concessionnaire fermier avec la SP-EAU comme concessionnaire et la Tde comme fermier. Mais il est constaté que ce modèle, qui devrait permettre une meilleure mobilisation des financements, n’a pas fonctionné.

En matière d’insuffisance des infrastructures, le nombre de points d’eau fonctionnels divisé par les besoins en points d’eau en milieu rural est de 01 pompe à main pour 250 habitants dans un rayon de 500 mètres du domicile.

La rédaction

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