Les forêts couvrent plus de 4 milliards d’hectares de terres, dont près de la moitié se situe en zone tropicale. La planète compte au total 4,14 milliards d’hectares de forêts, soit près d’un tiers (32 %) de la superficie terrestre mondiale, ce qui représente environ 0,50 hectare de forêt par habitant. Les forêts tropicales abritent la plus grande part des surfaces forestières mondiales (45 %), suivies des forêts boréales, tempérées et subtropicales.
La bonne nouvelle est que la perte nette de forêt a diminué de plus de la moitié depuis les années 1990. La perte nette annuelle est passée de 10,7 millions d’hectares sur la période 1990-2000 à 4,12 millions d’hectares entre 2000 et 2015.
Cette évolution résulte à la fois d’une réduction de la déforestation dans certains pays et de l’expansion de la superficie forestière dans d’autres. La superficie forestière a augmenté en Asie entre 1990 et 2025, bien que le rythme se soit ralenti entre 2015 et 2025.
Elle a également progressé en Europe au cours de ces 35 années, ainsi qu’en Amérique du Nord et centrale, dans une moindre mesure. En revanche, la superficie forestière a fortement diminué en Afrique et en Amérique du Sud depuis 1990, mais le rythme de perte s’est ralenti au cours de la décennie 2015-2025.
La déforestation correspond à la conversion des forêts à d’autres usages du sol, comme l’agriculture ou les infrastructures, entraînant une réduction de la superficie forestière.
À l’inverse, la superficie forestière peut augmenter lorsque des arbres sont plantés sur des terres auparavant dépourvues de forêt (« boisement ») ou lorsque la forêt s’étend naturellement sur des terres anciennement utilisées pour d’autres activités (« expansion naturelle de la forêt »).
Le changement net de superficie forestière se calcule en faisant la différence entre la surface perdue par déforestation et la surface gagnée par expansion. Selon que l’expansion ou la déforestation prédomine, le changement net peut être positif, indiquant une augmentation globale de la forêt, ou négatif, signalant un recul global.
Par conséquent, le changement net de superficie forestière et la déforestation ne sont pas identiques : le premier prend en compte à la fois les pertes et les gains, tandis que la déforestation ne considère que les surfaces converties à d’autres usages du sol.





