La culture du riz, du maïs et d’autres céréales réclamant une importante irrigation a été suspendue en Irak,faute de sécheresse particulièrement forte cette année, a indiqué lundi le ministère de l’Agriculture, apprend -on de lapresse.ca
À en croire un communiqué du porte parole du gouvernement irakien Hamid al Nayef«Le plan agricole de l’été» a été modifié «parce que les quantités d’eau nécessaires à ces céréales ne sont pas disponibles»
«Le ministère ne prend pas cette décision de gaieté de coeur», poursuit-il, mais à partir de maintenant, plus aucune de ces cultures ne se fera sans «une autorisation du ministère des Ressources hydrauliques».
L’Irak, surnommé en arabe le «pays des deux fleuves» car traversé par le Tigre et l’Euphrate, a vu depuis des années ses ressources en eau diminuer.
Par ailleurs,au-delà du manque de pluie, dramatique cette année selon les experts, la principale raison de la sécheresse est le partage régional des ressources hydrauliques.
L’Iran et la Turquie voisine ont en effet dérouté de nombreux fleuves et affluents qui irriguaient l’Irak ces dernières années.
Et la mise en route prévue fin juin du barrage turc d’Ilisu sur le Tigre devrait porter un nouveau coup à l’agriculture irakienne, ainsi qu’à tous les aspects de la vie des Irakiens.
Alors que cette échéance provoque la colère du secteur agricole irakien, les autorités, qui font déjà face à la grogne sociale née de la pénurie chronique d’électricité dans le pays, tentent de rassurer la population.





