L’Agora Senghor à Lomé a servi de cadre, ce mercredi 25 mars 2026, à la tenue de l’Atelier national du projet Empowering Communities Project (ECP), marquant la fin de huit années de mise en œuvre (2017-2025) au Togo et au Mozambique.
Cette rencontre a constitué un moment clé de partage d’expériences et de capitalisation des acquis d’un projet centré sur la résilience des communautés face aux défis environnementaux et énergétiques.
Porté par des organisations engagées aux côtés des populations locales, le projet ECP a permis d’enregistrer des résultats significatifs, notamment en matière de restauration des écosystèmes, d’accès aux énergies propres et de renforcement de l’autonomisation économique des femmes. À travers ces actions, les communautés ont démontré que les solutions durables émergent avant tout du terrain.

La journée a été marquée par un dialogue politique de haut niveau, mettant en lumière la nécessité d’intégrer les succès locaux dans les politiques publiques nationales et régionales. Les échanges ont souligné l’importance de valoriser les initiatives communautaires afin d’en faire des leviers de transformation à plus grande échelle.
Les participants ont également pris connaissance des impacts concrets du projet, notamment dans la promotion de la transition énergétique à travers l’adoption de foyers améliorés, ainsi que dans le renforcement des capacités économiques des femmes. Ces résultats témoignent de l’efficacité d’approches inclusives et participatives dans la mise en œuvre des projets de développement.

« À ce jour, nous avons accompagné six écosystèmes à travers le pays, chacun disposant de son propre comité de gestion. Ce travail a permis de renforcer l’implication communautaire et de favoriser une gouvernance participative. Un des résultats majeurs de cette initiative est la création d’environ 200 groupes de femmes au sein des communautés », a indiqué Annette Lutta Aluora, Directrice des programmes de JVE.
« Ces groupes développent des activités économiques et entrepreneuriales, contribuant ainsi à l’autonomisation des femmes. Elles participent activement à la création de valeur et au développement local, ce qui renforce leur rôle dans la société. Au-delà de l’aspect économique, ces actions ont permis de renforcer les capacités des femmes, en les positionnant comme de véritables leaders dans leurs communautés. Elles ne sont plus de simples observatrices, mais des actrices engagées du développement », a t-elle ajouté.
Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur les jeunes, qui constituent le principal groupe cible de l’ONG. À travers le programme “écologie et conscience”, la JVE est intervenue via ce projet dans plusieurs établissements scolaires à travers le pays. Ce programme a notamment permis la mise en place de jardins scolaires et l’initiative d’adoption des écosystèmes par les élèves.
Moment fort de l’atelier, les témoignages des bénéficiaires ont illustré de manière poignante les changements opérés dans leur quotidien. Amélioration des conditions de vie, réduction des dépenses énergétiques, opportunités économiques accrues : autant d’éléments qui traduisent l’impact réel du projet sur les communautés.
À travers cet atelier de clôture, les acteurs du projet ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la dynamique enclenchée, en capitalisant sur les acquis pour inspirer de nouvelles politiques et initiatives en faveur du développement durable.





