IPDCP : Prendre en compte l’impact environnemental dans la protection des données à caractère personnel

Dans le cadre du lancement de ses activités de protection des données à caractère personnel, l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) compte s’associer à l’Agence Nationale pour la Gestion de l’Environnement (ANGE) afin de minimiser l’impact environnemental lié au traitement des données personnelles.

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Certaines mesures de protection, telles que le chiffrement, bien qu’essentielles pour sécuriser les informations, requièrent des ressources informatiques supplémentaires, augmentant ainsi la consommation d’énergie. Par exemple, la cryptographie peut entraîner une utilisation accrue de la mémoire et du stockage, ce qui a un impact environnemental notable.

Consciente de cette réalité, l’IPDCP a annoncé lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 28 mars à Lomé, son intention de collaborer étroitement avec l’ANGE pour assurer une gestion efficace de l’impact environnemental des activités liées à la protection des données personnelles.

Interrogé par Vert-Togo, le Lieutenant-colonel Bediani Béléi, président de l’IPDCP, a souligné l’importance d’intégrer, dès la conception des systèmes, des principes de protection de la vie privée et de durabilité environnementale. Cette approche vise à créer des solutions numériques respectueuses des individus et de l’écosystème.

Il a également précisé : « Notre mission est d’abord d’éduquer les citoyens sur la protection de leurs données personnelles et de leur vie privée. Nous devons veiller au respect des droits fondamentaux des citoyens, tout en contrôlant la conformité des entreprises et administrations dans le traitement de ces données, mais également en adoptant des pratiques numériques responsables. »

Les données personnelles englobent des informations telles que les coordonnées, l’image, les numéros de téléphone, ainsi que des données sensibles comme les informations biométriques ou médicales. En l’absence de mesures de protection efficaces, ces informations peuvent être exploitées à des fins malveillantes. C’est dans ce cadre que l’IPDCP entend garantir leur sécurité et s’assurer qu’elles ne tombent pas entre de mauvaises mains.

Sensibiliser pour sécuriser

Pour atteindre ces objectifs, l’IPDCP a lancé une campagne de sensibilisation en quatre phases, dont la première étape débute le 1ᵉʳ avril 2025. Cette phase inclut la diffusion de spots audio sur les radios nationales, abordant des thèmes tels que le partage de vidéos, les cookies, l’intelligence artificielle, la vidéosurveillance et la protection des données médicales.

Des affiches et des prospectus seront également distribués dans les grandes villes du pays afin de sensibiliser notamment les jeunes, les étudiants et les apprentis.

Outre la sensibilisation, l’IPDCP prévoit des sanctions pour les entreprises et institutions qui ne respecteraient pas la loi sur la protection des données personnelles. Ces sanctions peuvent inclure des amendes, des mesures administratives comme le retrait d’autorisations, et, en cas d’infractions graves, des sanctions pénales avec l’intervention du procureur de la République.

Avant d’en arriver aux sanctions, l’IPDCP mettra l’accent sur une phase pédagogique pour familiariser le public avec la loi adoptée en 2019. Les citoyens pourront également porter plainte en cas de violation de leurs droits liés à la protection de leurs données.

Il est également à noter que l’IPDCP prévoit de collaborer en synergie avec l’Agence Nationale de la Cybersécurité (ANCy) pour renforcer la sécurité des systèmes d’information et lutter contre la cybercriminalité. Cette approche intégrée vise à assurer la protection des données personnelles tout en minimisant leur impact environnemental.

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