Faire preuve de leadership en étant l’avenir de l’adaptation climatique

C’est ce que souhaite Wanjira Mathai ,la Directrice Générale pour les Partenariats Mondiaux et l’Afrique, Institut des Ressources Mondiales à la veille de l’ouverture du premier Sommet Africain sur le Climat ce lundi à Nairobi au kenya.

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Pour la Directrice d’Africa & Global Partnerships, il faut définir un récit et une voie commune pour la position de l’Afrique sur la crise climatique. Une voie commune qui selon elle doit être fondée sur la justice pour les peuples Africains.

« Nous devons saisir notre chance pour transformer la vie et les moyens de subsistance des gens sur tout le continent, en mettant en place des actions concrètes. Il nous appartient non seulement de participer au débat sur le climat, mais aussi de le mener. Il ne faut pas se leurrer, l’Afrique a historiquement produit très peu de gaz à effet de serre par rapport à l’Europe et aux États-Unis, et pourtant nous en supportons les conséquences de manière disproportionnée. Nous avons besoin d’une réponse africaine à cette crise internationale, qui soit ancrée dans le principe de la responsabilité commune mais différenciée. »,a-t-elle expliqué.

Elle poursuit en ajoutant qu’il est essentiel que l’objectif soit commun. « Les sociétés civiles, les entreprises et les gouvernements se doivent de se mettre ensemble pour garantir que nos besoins soient au cœur des négociations en cours, ici à Nairobi lors du Sommet Africain sur le Climat, de la Semaine Africaine du Climat et, plus tard, lors de la COP 28 à Dubaï. », a-t-elle suggéré.

Sommet pré-africain sur le climat: Vers l’ élaboration d’une stratégie sur les solutions au changement climatique

Wanjira Mathai reste persuadé que ce Sommet ouvrira de nouveaux espaces de discussion et de dialogue pour affiner la vision de la transformation de l’Afrique.

« C’est en Afrique que se trouvent les solutions, mais pour que l’Afrique et le monde prospèrent, il faut que les pays riches respectent leurs engagements en matière de financement de l’adaptation, des pertes et des dommages.

Nous ne pouvons pas ignorer la promesse de financement du climat, y compris l’engagement annuel précédent et non respecté de 100 milliards de dollars (par an de 2020 à 2025). L’Afrique a besoin de 579 milliards de dollars au cours de cette décennie pour s’adapter. Si les gouvernements des pays riches fournissent ce financement, il engendrera des emplois et, en retour, de la dignité, de l’autonomie et un avenir vivable aux régions mal desservies et sous-développées de l’ensemble du continent. »,a-t-elle expliqué.

Et conclu t-elle  « Le Sommet Africain sur le Climat devrait être présidé par l’esprit d’Ubuntu, ce concept typiquement africain qui reconnaît que l’identité et le destin de chacun d’entre nous sont liés à l’identité et au destin de tous les autres. C’est certainement le cas en ce qui concerne la crise climatique : quel que soit l’endroit où l’on vit dans le monde, les conséquences du réchauffement de l’atmosphère et des océans – inondations catastrophiques, sécheresses paralysantes, ouragans plus puissants et plus fréquents, déplacement de dizaines de millions de personnes – touchent tout le monde, riches ou pauvres. »

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