Évaluer la qualité de l’eau pour l’élevage à l’étape larvaire du tilapia du Nil

ADATOU Kossivi Epiphane, ingénieur des Travaux agricole de spécialité zootechnie a soutenu il y a de cela deux semaines son rapport de stage de fin de cycle licence en agronomie parcours sciences animales et vétérinaires, spécialité zootechnie à l’université de Lomé. Ces recherches de fin parcours ont porté sur : les effets de la qualité de l’eau sur les performances du tilapia du nil (orechromis niloticus ) à l’étape larvaire dans deux fermes de la région maritime au Togo. Un travail qui a été faite avec binôme GAVI Y. I. Roi.

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Une passion d’éleveur qui s’est transformée en vocation scientifique

Depuis son enfance à Koudassi, où sa mère élevait des ovins, ADATOU Kossivi Epiphane a développé un talent inné pour l’élevage. Ce don, renforcé par une passion pour les sciences animales, l’a conduit à choisir la zootechnie dans son parcours à l’École Supérieure d’Agronomie de l’Université de Lomé. Aujourd’hui, ses recherches portent sur le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), une espèce stratégique pour la pisciculture au Togo, en raison des enjeux d’autosuffisance alimentaire et de réduction des importations de produits halieutiques.

A la question de savoir pourquoi avoir étudié le tilapia du Nil, il répond « Le choix d’évaluer les performances du tilapia à l’étape larvaire découle d’une observation : cette phase est particulièrement sensible aux variations des paramètres physicochimiques de l’eau, tels que la température, le pH, la salinité, la conductivité électrique et les solides dissous (TDS). Ces paramètres influencent directement la survie, la croissance et la reproduction de l’espèce.

L’étude, menée dans deux fermes piscicoles Lofty Farm à Avepozo et Shalom à Kovié vise à optimiser ces facteurs pour améliorer la productivité piscicole au Togo. »

Des défis techniques et logistiques importants

Lors de ses recherches, ADATOU Kossivi a été confronté à des défis significatifs. Le coût élevé des équipements, comme l’oxymètre pour mesurer l’oxygène dissous, a limité certaines analyses cruciales.

De plus, le temps d’accès restreint aux infrastructures des fermes, en raison de leurs objectifs commerciaux, a compliqué le processus d’échantillonnage. Malgré ces contraintes, l’étude a permis d’identifier des écarts dans la qualité de l’eau, notamment à Lofty Farm, où des niveaux élevés de conductivité et de TDS ont été observés, signalant une concentration excessive d’ions dissous.

Résultats et perspectives pour une pisciculture durable au Togo

L’analyse a révélé que, bien que les paramètres comme la température et le pH soient globalement dans les normes, d’autres, comme la conductivité électrique et les TDS, dépassent les seuils recommandés, particulièrement à Lofty Farm. Ces déséquilibres peuvent affecter les fonctions vitales des larves et réduire leur taux de survie.

ADATOU Kossivi souligne que des efforts doivent être faits pour améliorer la gestion de la qualité de l’eau, notamment par l’acquisition d’équipements adaptés et l’adoption de meilleures pratiques.

Cette recherche offre des recommandations précieuses pour les pisciculteurs et les décideurs, afin de booster la production halieutique locale et de réduire la dépendance aux importations. Avec de tels travaux, le Togo peut espérer relever les défis de l’autosuffisance alimentaire et bâtir une pisciculture durable.

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