La phase pilote d’opérationnalisation du «Fonds Tinga» (créé le 27 novembre2021) a démarré le 1er avril 2022. Cette phase pilote doit durer neuf mois et va toucher les régions de la Kara et des Savanes. A la fin, le taux d’électrification de la région des Savanes devra passer de 22% à 31% et celui de la Kara, de 35% à 50%.
Le Fonds prévoit l’accès à l’électricité pour environ 1 044 389 ménages à l’horizon 2030 dont 33 000 ménages à la seule phase pilote. Pour y souscrire, le bénéficiaire doit débourser uniquement un montant initial de 1.000 francs Cfa au lieu d’un coût moyen de 100.000 francs Cfa.
Le reste des frais d’accès à payer étant échelonné et déduit progressivement de sa consommation sur une période allant jusqu’à dix (10) ans maximum en fonction du revenu des ménages.
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Ce sont donc des subventions remboursables offertes aux populations à faible revenu afin de leur faciliter l’accès aux réseaux électriques. Et selon l’Exécutif, l’État doit pouvoir mobiliser trois milliards de francs Cfa pour assurer la phase pilote.
Cet argent, il faut le trouver. C’est dans ce sens que le ministre délégué en charge de l’énergie, Mila Aziablé, a présenté le Fonds Tinga aux partenaires techniques et financiers, le 22 juin 2022, et échangé avec les acteurs du secteur bancaire sur les possibilités de financement dans le secteur de l’énergie. Cette rencontre, dit-on, a ainsi sonné le début de la phase de mobilisation de ressources. Avec cette précision que la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque africaine pour le développement ont manifesté leur ferme volonté d’accompagner le ministère dans la mise en place de ce Fonds.
En rappel, le Fonds Tinga complète d’autres initiatives en cours telles que le projet Cizo, une initiative présidentielle d’électrification rurale à base de kit solaire individuel, et la mise en service de la centrale photovoltaïque de Blitta (50 MW), de la centrale thermique Kékéli de Lomé (65 MW) et des mini-centrales solaires à Bavou (Ogou), Assoukoko (Blitta), Takpapiéni (Oti-Sud) et Koutoum (Bassar), pour une production globale de 600 Kilowatts Crêtes (kWc).
Avec l’UNION





