Le fait curieux qui est le plus remarqué ces derniers temps dans les rues de Lomé sont la présence de trous et de dénivellements qui jonchent les bordures et parfois la chaussée sur les différentes artères dont la ville dispose.
Il faut bien signifier que ces trous ne résultent pas de la dégradation des voies mais il s’agit des fosses prévues habituellement au bord de chaussée qui a priori sont censées évacuer les eaux de pluie mais également d’aération des caniveaux ou encore à vider les eaux polluées que les populations s’évertuent à verser sans gêne dans les caniveaux.
Autrefois, ces trous étaient bouchés par des grilles métalliques ou des dallettes en béton qui y sont posées.
Cependant une fois que des agents de la voirie ou de la Société Togolaise des Eaux (TdE ) qui pour les besoins de la cause, doivent effectuer des travaux d’entretien ou de salubrité , surtout lorsque les eaux polluées y stagnent longtemps ou encore lorsque le sable et d’autres déchets finissent par empêcher l’évacuation de l’eau, les grilles métalliques qui servent à boucher les trous disparaissent comme enchantement , faute de ne pas avoir été remis à leur place ou du moins replâtrées convenablement à l’aide du ciment.

Ou sont passées ces grilles ? Nul ne saurait y répondre puisque ce phénomène reste une véritable énigme pour ceux qui pratiquent la voie publique.
Toute fois s’il y a une chose qui est sûre ceux sont les usagers de la route qui en font les frais.
Les trous dans les rues à Lomé, un véritable danger
En effet ces trous laissés tels quels sont sur les bordures de la chaussée et parfois en plein milieu, c’est-à-dire à ciel ouvert, constituent un véritable piège voire un danger public tant pour les piétons que pour les conducteurs.
Si ce ne ceux sont pas les taxis motos communement appelés zemidjans à l’affut d’un client qui y tombent par mégarde et se blessent, il arrive que les pneus se retrouvent piégés dans les trous lorsque les chauffeurs essaient de garer leurs véhicules sur le bas-côté.
« C’est assez difficile cela fait 04 ans que moi j’emprunte cette route qui va d’Adidogomé à Akata et je peux vous dire que mes clients se plaignent tout temps et moi-même il m’est arrivé de faire un accident à cause d’un trou dont je n’avais pas prêté attention en pleine nuit aux environs de 22 heures. J’ai une chance d’avoir pu été secouru par un autre Zémidjan tellement j’étais mal empois » confie avec amertume, pascal Botcholé, un taxi moto.
Dans ce cas de figure il faut faire recours à des bras solides pour les sortir de cette situation embarrassante. Dans le pire des cas, meme si cela est très rare, des piétons, par imprudence, tombent dans ces trous.
Par ailleurs, les nombreuses artères de Lomé sont dans des états dérisoires, on assiste encore plus à un phénomène accrue qui est les bribes de passages sur les trottoirs dont se contentent les piétons sont bloqués par endroit par la terre retournée et creusée pour canaliser les tuyaux.
Des pavés arrachés ici et là sont amassés en bordure des rues avec ce que cela comporte comme conséquence sur la fluidité de la circulation et la tranquillité des riverains.
En tout état de cause il urge que les rues en réaménagement soient remises en état par la TDE, et autres services concédés, car à défaut de faire jouir, les citoyens des bienfaits des tronçons aménagés le minimum est qu’on puisse permettre à la population Togolaise de vaquer librement à ses occupations sur des passages propices.
Kofi Meser





