COP 28/Dubaï : Défense des positions du Togo, une priorité pour la togolaise ABALO SAMA Abidé, négociatrice de l’IFDD

À Dubaï, ABALO SAMA Abidé participe activement du 30 novembre au 12 décembre 2023 à la 28e Conférence des Parties des Nations Unies.

vert-togo2
vert-togo

Et en tant que négociatrice de l’l’Institut francophone pour le développement durable (IFDD), elle accorde une priorité particulière à la défense de la position du Togo. Spécialiste en sauvegarde environnementale et sociale à l’Agence Togolaise d’Électrification et des Énergies Renouvelables (AT2ER), Abalo confie que sa position de négociatrice a été grandement renforcée grâce à l’IFDD.

« En tant que négociatrice francophone et femme, j’ai bénéficié du soutien pour participer aux réunions sur le climat. La Francophonie mène une série de formations depuis quelques années, et cette année, l’approche a été plus innovante avec deux phases de formation. La première, en ligne, nous a permis d’approfondir nos connaissances sur les thématiques discutées lors des conférences climatiques, notamment sur l’atténuation, l’adaptation, les pertes et préjudices, etc…», explique-t-elle à Vert-Togo.

Abalo précise également :« La deuxième phase, particulièrement intéressante, était une formation en présentiel à Lomé, au Togo, grâce au ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières. Cette formation d’une semaine nous a offert des renforcements de capacités supplémentaires sur les thématiques précédemment mentionnées

Elle poursuit en soulignant : « Nous avons renforcé nos compétences en anglais, les négociatrices ont pris la parole, ont participé à des simulations, comme cela se fait au cours des négociations, exprimant nos points de vue en anglais. Nous avons également effectué des visites de terrain pour constater les effets concrets des changements climatiques dans notre quotidien, notamment sur les littoraux et les côtes confrontés à l’érosion due aux changements climatiques

La question du genre dans les négociations climat : l’autre engagement

Engagée en faveur de l’inclusion du genre dans les négociations climatiques, la jeune Togolaise Abalo SAMA, sélectionnée parmi une cinquantaine de femmes francophones en tant que négociatrice climat par l’IFDD, estime que la problématique du genre va au-delà de la simple parité au sein des délégations.

Vue (troisième personne) à l’extrême droite ABALO SAMA Abidé lors d’un side event au pavillon de la Francophonie

« Il s’agit de prendre en compte les besoins différenciés des femmes et des hommes, impactés différemment par le réchauffement climatique. Favoriser l’égalité des genres dans la mise en œuvre du financement des projets d’adaptation ou d’atténuation du changement climatique et s’intéresser aux besoins des femmes pour la mise au point et le transfert de technologies sont également des aspects cruciaux. Cela implique une intégration de critères de genre au sein des organismes de financement créés lors des négociations climatiques », souligne-t-elle.

La négociatrice n’omet pas de mentionner la victoire remportée lors des négociations avec l’opérationnalisation du Fonds des pertes et dommages. « Cette opérationnalisation du Fonds est une excellente nouvelle, notamment lorsque l’on considère que ce sont les femmes qui subissent cruellement les impacts néfastes du changement climatique, tels que la sécheresse et les inondations. Notre rôle est de porter leur voix, c’est-à-dire la voix du Togo, lors de cette COP qui se déroule actuellement à Dubaï », conclut-elle.

Par Hector NAMMANGUE depuis Dubaï pour Vert-Togo

- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

lire la suite

Articles récents